Etranges bars parisiens partie 2

Publié le 28 Avril 2014

Etranges bars parisiens partie 2

Comme je le racontais dans l'article précédent, ce week end, nous sommes allés dans les bars de la rue Sorbier avec mon chéri, et c'était plutôt sympa.

Dimanche, c'est le jour de la brocante, et j'adore les brocantes! Ca n'est pas une nouveauté, j'ai toujours aimé farfouiller dans les tas de fringues, trouver des trucs inutiles, et surtout payer pas cher! Et oui, lorsque l'on est toujours sur la paille il faut savoir gérer son porte-monnaie tout en sachant se faire plaisir, et je suis un peu devenue une spécialiste dans la matière: les brocantes, les friperies (mais pas celles pour hipsters du Marais), les charity shops en Ecosse, les sites de ventes d'occas sur le net, les bouquinistes, etc... Je suis une vraie pro pour avoir plein de trucs sans payer des milles et des cents. Donc vous vous en doutez, dès qu'il y a une brocante, je cours!

Donc après avoir fait de chouettes nouvelles acquisitions à avoir un livre sur les sorcières et les démons, une robe pour l'été rose avec des petits crânes (et la vendeuse m'a offert le badge assorti), et surtout un mannequin de couture homme pour 10 euros (génial, j'en avais absolument besoin pour ma collection sur les Viking pour mon BTS), nous avons décidé de nous reposer un coup au "Bar de l'Indienne" (hum, un jour, je trouverais, ou apprendrais le nom des bars que je fréquente).

De débarquer avec mon mannequin semble d'ailleurs beaucoup l'amuser, il est sur la place à côté de moi, comme si il allait lui aussi commander. Mais non, il ne boit pas, je n'aimerais pas qu'il rouille, par mesure de précaution Monsieur restera donc au sec.

A côté de nous, la place s'anime, c'est la fin de la brocante, les gens rangent, les passants font les poubelles pour récupérer du bric-à-brac dont on ne sait pas ce qu'ils feront mais qu'importe, c'est amusant de voir le manège des humains.

Autour de nous, l'air est enfumé, un vendeur de merguez non-officiel a descendu de chez lui un vieux draps à fleurs, un barbecue tout rouillé et une salve de saucisses qu'il met à griller, en même temps que sa clope, qu'il pose juste à côté des bouts de viande. Les gens font la queue et achète les merguez à la nicotine. Tant pis pour eux, je vais pas m'amuser à les prévenir.

La hippie du stand devant le bar, remballe et semble loin d'être zen, elle libère son chien à la patte cassée, qui renifle les saucisses tombées à terre et s'en fait un régal. Elle s'embrouille avec le type des saucisses, on ne saura jamais pourquoi, se met à quatre pattes par terre et joue avec un jouet type Kinder Surprise, sans doute pour voir s'il fonctionne, mais il est plus amusant de penser qu'elle a abusé de la ganja, et qu'elle vient de retomber en enfance.

Un type, pas net, vient s'asseoir à côté de mon copain, l'oeil pas clair, hagard, il se penche vers lui, sans un mot, j'ai l'impression qu'il va lui faire un câlin. Au final non, il réclame toujours sans un mot du feu. Mon homme lui allume, il part balançant un merci dans une langue jamais entendue auparavant. Malgrès son sweat disant "Futur Franco-arabe", je doute que ce merci soit dans une de ces deux langues. Qu'importe, il part vers le stand de merguez, et tente de piquer le sandwich d'un client, avant de s'éloigner plus loin.

Plus loin, des vendeurs traînent, ils ne remballent pas, ils mettront des heures avant de se décider à remballer, des gens, peut être des amis, essayaient des chapeaux, et des blousons. C'est un peu anarchiques mais bon enfant.

J'aime observer le monde, sans forcément m'y mêler, je ne sais pas pourquoi, sans doute que j'aime être témoin d'un instant sans réel investissement de ma part.

Un bouledogue français vient avec sa maîtresse se caler juste derrière nous sur la terrasse, mon homme est aux anges, aujourd'hui c'est lui qui s'est trouvé un copain de terrasse (espérons qu'il soit moins dangereux que le félin filou). Ah oui, peut être devrais-je préciser que mon homme est incapable de résister aux bouledogues ainsi qu'aux bulldogs (français et anglais), depuis des années, il se retourne dans la rue à chaque fois que l'un d'eux pointe un bout de langue dans les environs. Beaucoup de filles se fâchent lorsque leur homme matte les filles dans la rue, et bien quant à moi, le problème n'est pas les filles mais bien les chiens... Enfin...

Bon, il faut reconnaître que le chien est rigolo, des gros yeux exorbités, une grosse truffe scrabouillée, il est fun. Mais sa maîtresse doit partir avant la pluie, sinon, monsieur le chien, ne voudra plus avancer, donc mon homme perd son nouvel ami. Le pauvre. Un jour, je sens que je vais revenir à la maison et qu'une bestiole aux gros globes oculaires me regardera, langue pendante, tas de bave gluante à ses pattes...

La hippie continue de faire son rangement, elle dépose des trucs sur le bancs à côté de son stand pour ce qu'elle ne veut pas rembarquer. Et là, que vois-je? Un scrabble, un jeu de vieux me direz-vous... Qu'importe, la semaine dernière, chez Beau-Papa et Belle-Maman, je me suis fait battre à plate couture par mon homme et sa maman, la honte, je dois m'entraîner (bon, il faut reconnaître que ma précédente expérience du Scrabble devait remonter à mes 10 ans). Ni une, ni deux, je vais le chercher, et nous entâmons une partie avec mon homme, Monsieur (le mannequin) ne souhaite pas participer, il semble dire qu'il a la tête vide, tant pis pour lui.

Au final, nous jouerons trois parties, que mon homme gagnera à chaque fois (même lorsque je triche en utilisant des mots anglais, japonais, et le Zn de chimie), deux consommations chacun plus tard, et 3 heures de passé au bar. C'était une bonne soirée.

Rédigé par Venus Velvet

Publié dans #Vie

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