Spasmophilie

Publié le 12 Juillet 2014

Spasmophilie

Difficile de vivre avec cette stupide maladie qui n'en est pas une. Difficile de ce lever tous les matin avec comme première pensée "mon dieu, ça ne va pas", difficile de croire les médecins qui disent que tout va bien lorsque l'on se sent se briser en mille et un morceaux de l'intérieur, corps et âme inclus.

Comment surmonter ces peurs qui nous envahissent à longueur de temps, qui viennent se rappeler à vous tous les jours, toutes les heures, vous rappelant au cas où vous l'auriez oublié que vous n'allez pas bien.

Comment ne plus penser à ces peurs qui vous brûlent les entrailles d'inquiétude, pensant que chaque particule de votre être en en train de disparaître remplacé par une cellule gangrénée par un mal inconnu?

Je ne sais pas je n'ai pas de réponse, je n'arrive plus à trouver assez de ressources en moi en surmonter cela.

Assez de médecins du corps et du cerveau, assez de médicaments que je gobe chaque matin et chaque soir comme si j'étais mourante et que ces petites capsules me permettaient de survivre quelques heures de plus.

Marre de ces gellules de toutes tailles, de toutes les couleurs, des globules d'homéopathie, des cachetons d'anxiolytique qui ne quittent plus mon sac, qui se dédoublent en 0.5 ou en 0.25, marre de ces antidépresseurs qui vont reprendre le chemin de leur dealers car j'ai eu trop peur de les prendre, marre des vitamines, de la phytothérapie...

On me dit que je ne suis pas malade, que je n'ai rien, que mon corps et mon esprit joue à un mauvais jeu avec moi, dans ce cas pourquoi ai-je un sac de médicaments de près d'un kilo?

J'ai fait des tests, des prises de sang, on est rentré dans mon corps, dans les chères chairs, des tuyaux ont visité mes sinus, de l'eau m'a causé des vertiges, dans le noir, peur de mourir dans l'instant.

Je ne sais plus comment avancer, comment reculer, comment prendre toutes ces informations contradictoires que mon corps et le corps médical me donnent. A quel sein dois-je me vouer, celui près du coeur, qui s'emballe à la moindre occasion, sans raison?

Ce coeur que je n'arrête pas d'entendre battre, et dont je souhaite le silence, un silence qui au final ne serait pas certaine d'apprécier.

Rédigé par Venus Velvet

Publié dans #Spasmophilie et trouble panique

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