Hong Kong 1950 par Fan Ho

Publié le 1 Septembre 2014

Je sais que beaucoup d'entre vous se contrefoutent de Hong Kong, qu'importe, pour moi, c'est sans doute l'endroit où je me sens le mieux sur cette terre.

J'aime ses nuances, ses contrastes, la rigueur et son bordel, sa baie, son Peak, la végétation et ses jungles de verre et de métal, j'aime cette inconnue qui ne se dévoile jamais réellement.

J'aime m'y perdre, découvrir des endroits que je ne connaissais pas, ses ruelles délabrées et ses gratte-ciels qui pointent leur nez par derrière, ses zones tranquilles où les buffles traversent sur la route, ses temples de diverses confessions aux volutes d'encens et aux murs qui s'effritent.

J'aime les odeurs de la rue, si particulière, la chaleur moite de la ville, mêlée aux odeurs de riz qui cuisent, sans doute beaucoup moins les odeurs des pharmacopées, où les fruits de mer séchés ont la part belle et où l'on peut aussi trouver des racines de ginseng au tarif astronomique.

J'aime à 5 heures du matin de ma fenêtre, lorsque le décalage horaire fait encore son effet, voir les personnes âgée faire du Tai Chi Chuan à l'épée ou à l'éventail sur le port au lever du soleil.

Bref, je n'ai pas d'autres mots, que dire que j'aime profondément Hong Kong, même si comme partout rien n'est rose, que l'humain n'y ai pas forcément mieux qu'autre part, que les inégalités sont présentes et visibles, mais qu'importe, cette vision déprimante et dévastatrice est la même qu'importe où l'on met les pieds.

Elle a cette odeur de souvenirs lointains, où la nostalgie prend le pas sur certaines réalités, elle est ma dulcinée, celle que je rêve de rejoindre. Et, lorsqu'elle me manque trop, je sens mon coeur qui se resserre et palpite en mon sein, la gorge qui se sert comme une promise qui m'aurait fuit.

Hong Kong, le port aux parfums, Kowloon et ses dragons, je vous chérie et je ne peux que conserver en moi l'âcre sentiment de la séparation, je reprendrais un jour votre chemin, pour vous retrouver, qu'importe les typhons, qu'importe le vent, je reviendrais.

Voici, une série de photo de Hong Kong des années 50 qui m'a donné envie d'écrire cette déclaration enflammée, ravivant des souvenirs inexistants, ceux d'une époque que je n'ai pas connue, même si certains lieux restent reconnaissables.

J'espère qu'elles vous toucheront aussi, j'aime leur humanisme qui transparaît, celle d'une époque à jamais fantasmée, celle que Wong Kar Wai aime tout autant dépeindre.

Bon voyage

XXX

Venus

Hong Kong 1950 par Fan Ho
Hong Kong 1950 par Fan Ho
Hong Kong 1950 par Fan Ho
Hong Kong 1950 par Fan Ho
Hong Kong 1950 par Fan Ho
Hong Kong 1950 par Fan Ho
Hong Kong 1950 par Fan Ho
Hong Kong 1950 par Fan Ho
Hong Kong 1950 par Fan Ho
Hong Kong 1950 par Fan Ho
Hong Kong 1950 par Fan Ho
Hong Kong 1950 par Fan Ho
Hong Kong 1950 par Fan Ho
Hong Kong 1950 par Fan Ho
Hong Kong 1950 par Fan Ho
Hong Kong 1950 par Fan Ho
Hong Kong 1950 par Fan Ho
Hong Kong 1950 par Fan Ho
Hong Kong 1950 par Fan Ho
Hong Kong 1950 par Fan Ho
Hong Kong 1950 par Fan Ho

Rédigé par Venus Velvet

Publié dans #Coups de gueule et de coeur

Commenter cet article