Tai Chi Chuan CMG Bagnolet

Publié le 16 Septembre 2014

Je suis allée la semaine dernière à mon premier cours de Tai Chi Chuan, toujours par le biais de mon abonnement au CMG.

J'ai toujours adoré la culture chinoise, depuis toute petite, ça n'est pas une lubie qui a réussi à me passer.

En 6ème, je tentais d'apprendre le chinois avec une amie de ma grand-mère qui à 70 ans avait été suivre les cours de l'INALCO, pour se former à la langue.

En 2006, 2007, 2008 et 2009, j'allais à Hong Kong tous les ans, pour le plaisir, et la dernière année, je parcourais en prime les rues de Shanghai, de Suzhou ainsi que de Guangzhou (Canton).

Je m'inscrivis aussi à l'INALCO pour tenter d'apprendre la langue, mais j'ai une oreille catastrophique et je dois reconnaître que les deux années, j'abandonnais rapidement. Il est en effet difficile avec une oreille têtue et buter comme la mienne que de ne pas s'emberlificoter les pinceaux avec les sh, s, x, ch, etc... Enfin bref, je le reconnais avec honte: ce fût un échec retentissant (malgré tout je ne désespère pas de m'y remettre un jour, même si mes connaissances de l'écrit se sont fait la malle pour la grande majorité: oui, mon intérêt a toujours été beaucoup plus porté sur l'écrit que l'oral).

Bref, cette petite introduction pour en venir au pourquoi j'ai voulu tenter le Tai Chi.

Bon, n'oublions pas que mon inscription à pour but principal de me faire retrouver la forme, non pas de maigrir, de me muscler ou quoi que ça soit dans le genre: ce genre de chose je m'en fous!

Non, juste contrer les effets du stress qui me cause de la spasmophilie et des crises d'angoisse, pour le moment, cela semble d'ailleurs aller mieux, nous verrons dans le futur si cela se maintient.

J'allais donc à mon cours, j'arrive un peu en avance, et j'attend dans la salle où un vieux papy, est concentré à faire ses enchaînements.

Je le laisse vaquer à ses occupations, et vais m'assoir dans un coin. Une femme arrive, sans doute dans les 60 ou 65 ans. Ils commencent à discuter, ils semblent bien se connaître.

Quelques instants plus tard, le prof arrive à son tour, en tenue complète de Tai Chi Chuan, ensemble noir à lisière blanche et chaussures adaptées.

Ils discutent tous ensemble, je me sens un peu à l'écart, la différence d'âge est des plus importantes, ce qui en règle générale ne me pose pas de soucis, mais pour le coup, je ne me sens pas réellement à ma place, comme si je dérangeais un groupe de vieux amis.

Ils demandent des nouvelles des absents, j'apprend qu'un couple est dans son châlet de montagne en train de couper l'eau de la maison... Ils se connaissent vraiment bien.

Vient le tour de l'analyse du nouveau sponsor et des nouvelles affiches placardées sur le mur de la salle de cours...

Le temps passe et toujours pas de cours, je tente de rire bêtement aux blagues générales, mais il faut reconnaître que c'est plus par politesse ou par mimétisme dans un esprit d'intégration.

Je me présente rapidement, expliquant que c'est la première fois que j'assiste à ce cours. L'enseignant acquiesce, et commence à nous faire les échauffements.

Nous nous frottons les mains, les claquons, pour faire coincider les méridiens entre eux, les yeux y passent: après avoir appliqué les paumes chauffées sur eux, nous devons leur faire faire un mouvements de va et vient horizontal, les genoux, les poplités, le dos,... ainsi que le lobe des oreilles!

Je sens une chaleur qui se répand dans mon corps, c'est assez étrange et agréable.

Le début du cours réellement commence (après de longues divaguations sur tout et n'importe quoi par les deux autres participants et le prof).

Les enchaînements en eux même, et honnêtement: je suis complètement larguée! Mais lorsque je dis complètement, c'est vraiment complètement.

Il est en fait extrêmement difficile de suivre les mouvements, non pas car leur rapidité freine la visibilité, mais le fait de devoir suivre les mouvements des quatre membres simultanément est un exercice très complexe pour une première, surtout que je ne suis pas des plus douées pour ce qui est de la coordiniations des mouvements.

Je m'entête à suivre au mieux les mouvements du professeur mais le miroir de la salle, ne me renvoit pas l'image entière de son corps et donc de ses gestes, si je tente de compenser cela en le regardant lui, il en est de même, ses vêtements et son propre corps ne me permettent pas d'étudier en détail chaque position.

Il me manque parfois une main, parfois un pied, je me retrouve avec le bras droit à l'emplacement où devrait être le bras gauche, je n'ai pas bouger les pieds alors que j'aurais dû effectuer une rotation.

Réellement, durant 1 heure 30, je me sens mauvaise, gauche, presque ridicule, non, complètement ridicule.

Je demande pour me rassurer si je ne suis pas si catastrophique que j'en ai l'impression, il me rassure sans trop me rassurer en me disant que lors du premier cours tout le monde se sent ainsi.

Hum, soit, mais je n'aime pas être tout le monde, et je ne suis pas tout le monde, comme tout le monde n'est pas moi...

Chaque enchaînement est ponctué de discussion entre les membres du groupe, le prof semble être quelqu'un de plutôt gentil, mais il a la fâcheuse tendance à avoir un discours très condescendant sur nos connaissances de l'Asie, et principalement de la Chine, sur les principes de flux énergétiques, de Chi, de taoïsme, de LA pensée asiatique, il parle en utilisant des tournures du type : "Je conçois que ça soit difficile à comprendre pour des Occidentaux...". Hum, ce genre de discours m'aurait sans doute moins gêné si lui même n'avait pas été purement français: Michel...

Il semble malgré tout avoir une bonne connaissance de la culture des arts martiaux et de ce genre de choses, je dois le reconnaître, mais il semble aussi avoir cette fibre à vouloir se sentir flatté dans ce domaine, et il semblerait que son groupe habituel soit de ce genre là, à le voir comme le Sensei, le maître, fier, trop fier de détenir la connaissance.

Je reste donc plutôt mi-figue, mi-raisin pour ce premier cours, je suis certes heureuse d'avoir pu essayer cette discipline, mais cette sensation d'être maladroite m'a gêné, même s'il faut un début à tout et que je le conçois parfaitement, de même que cette impression d'être '"le petit scarabée", de me sentir un peu à l'écart, de part l'âge, le niveau et la connivence entre les participants.

Au final, je dois tout de même reconnaître que l'enseignant, m'a fait comprendre que je n'étais pas un cas désespéré, et m'a conseillé de revenir, me promettant par la même occasion que je deviendrais plus performante au fil du temps, et que je me sentirais moins perdue.

Et vous, quelle a été votre première expérience du Tai Chi Chuan?

Je met en lien une vidéo conseillée par le professeur, que je vais regarder en même temps que je la mettrais en ligne. (MAJ, je m'étais plantée dans le nom, c'est celle du Maître Kai Ying Tung).

XXX

Venus

Rédigé par Venus Velvet

Publié dans #Sports et zenitude

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