Bad Girls Are More Fun Part. 2

Publié le 25 Octobre 2014

Les soirées étaient nombreuses, souvent sur plusieurs jours, chez les uns chez les autres, beaucoup avaient des parents souvent absents, en vacances, en voyages, etc...

Nous prenions donc l'habitude de passer des jours entiers durant les beaux jours dans les jardins de ceux qui avaient de grandes propriétés dans le parc.

Nous étions déjà un peu plus vieux, nous avions dans les 16 et les 20 ans, pour la plupart. Nous étions deux filles, les autres n'étaient que des garçons.

Les soirées étaient le plus souvent accompagnées de bédots et de bières à foison, d'alcools forts aussi. Et comme toujours je gardais toujours près de moi ma bouteille de coca, pour ne pas avoir à consommer de l'alcool (par goût exclusivement).

Ma copine elle par contre ne se modérait pas, une descente digne d'un capitaine breton alcoolique, malgré son mètre cinquante cinq.

C'était le bon temps.

Le matin, les cendriers débordaient de mégots de clopes et de joints, les bouteilles s'éparpillaient un peu partout dans les coins, dans les jardins des tâches de gerbes des moins résistants. Et moi, qui était toujours là, et toujours sobre.

C'était assez étrange que de voir les choses d'un oeil net lorsque l'on est la seule dans ce cas. Disons, que l'on est sans doute plus à l'écart, un peu le petit mouton noir qui ne fait rien comme les autres, mais l'avantage était que tous acceptaient mon choix et qu'aucun d'eux ne m'a jamais fait l'apologie de l'alcool et de quoi que ça soit d'autre. C'était déjà ça, car dans le passé, je n'étais pas toujours tombée sur ce genre de personne et justifier à chaque fois ses choix et ses modes de fonctionnement à tendance à être usant.

Je détestais toujours les joints, je m'étais plus qu'habituée à cette odeur qui suivait partout où nous étions, les vingtaines de joints que se fumaient quotidiennement chacun de mes amis.

C'était ainsi et basta.

Je buvais un peu, parfois, mais sans goût pour cela, l'amertume de la boisson n'a jamais été mon truc, je l'avoue.

Bad Girls Are More Fun Part. 2

Et puis, j'ai commencé à quitter un peu ce groupe, j'étais purement goth, et j'avais envie de voir ce qui se passait loin de ce cercle d'amis plus metal (pas black metal, nom de dieu, pourquoi toujours cette association!!!) que moi, et j'avais envie de découvrir d'autres choses.

Je commençais donc à bosser durant quelques temps à Magic Circus comme pierceuse, j'avais 16 ans, évidemment au black, pas déclarée, pas de revenus, rien, qu'importe, ça me plaisait bien.

Je fréquentais le Black Dog, un peu plus loin dans la rue, pour le coup beaucoup plus Black Metal que gothique, mais qu'importe, on fait avec ce qu'on a.

Je rencontrais alors un soir après le boulot, deux filles qui me parlèrent des soirées gothiques qui avaient lieu à Paris, j'étais curieuse, et nous nous sommes accordées pour y aller ensemble le soir de la fête de la musique de l'été 2003.

Ma première soirée, c'était étrange, je n'avais jamais été dans un lieu pareil, j'avais des étoiles dans les yeux. Les gens dansaient étrangement, lentement, d'un pied sur l'autre, les look étaient parfois superbes, pour d'autres c'était un carnage de ridicule, mais qu'importe il faut de tout pour faire un monde.

Je buvais de la bière à la cerise et à la framboise, juste pour le goût pour une fois, pour le plaisir, jamais jusqu'à l'ivresse.

J'y retournais quelques mois plus tard.

Soirée gothique août 2007

Soirée gothique août 2007

Je ne travaillais plus à la boutique mais j'étais retournée plusieurs fois pour me faire piercer les chairs, et j'avais rencontré celui qui me remplaçait.

Fin septembre 2003, je retournais en soirée, et le croisais, sur la Péniche en compagnie de son groupe d'amis, de mon côté j'étais venue avec des quasi inconnus, donc ma soirée s'était plus passée seule dans mon coin (pour mon plus grand plaisir).

Je discutais donc avec lui, puis vers la fin de la soirée, ou plutôt de la nuit, nous avons commencé à danser ensemble. C'était sexy, trop peut être, je ne sais pas, je ne sais plus, je n'ai jamais su, mais il y avait quelque chose d'étrange, que j'étais incapable d'expliquer. Nous sommes sortis ensemble.

Au matin, nous rentrons chacun de notre côté, échangeant nos numéros de téléphone et nous promettant de nous revoir.

Chose promise, chose dû, le mardi soir nous nous voyons. Il n'est pas seul mais avec des amis, et ils doivent aller quelque part.

Nous traversons Paris, et j'apprend que nous allons chez son dealer. Oups... Ca ne faisait pas vraiment parti de mes plans. On m'apprend que le type est des plus bizarres, et qu'il y a de fortes chances que je ne puisse pas monter. Dans l'idée, je pense que cela ne me dérange pas d'attendre sur le trottoir, il va chercher son shit et il redescend.

Hum, au final, ça n'était pas du tout ainsi...

Bad Girls Are More Fun Part. 2

Au final il acceptait, je suivais donc le groupe au travers des escaliers, dans une résidence étudiante si mes souvenirs sont exacts.

Le lieu ne fait pas cité, les murs ne sont pas tagués, pas de prises électriques arrachées, l'endroit est propre et classique.

Nous pénétrons dans l'appartement, ils sont deux, lui et sa copine une petite asiat à peine plus âgée que moi, les deux ont des gueules ravagées, les yeux à demi-clos, dans un état étrange...

Nous nous asseyons, je reste dans mon coin, on me dit que je ressemble à une poupée (pas pour l'attitude mais pour mon apparence de l'époque).

J'observe la scène, tous discute de drogues, de termes que je n'ai jamais entendu, on parle de K., de Kétamine, je ne sais pas du tout ce que c'est. On m'explique, on me montre même: un anesthésiant pour les chevaux, une bouteille au liquide visqueux et blanchâtre (du moins tel que je m'en souviens plus de dix ans plus tard).

Bouteille qui régulièrement revient à la bouche du revendeur, qui la boit à intervalles réguliers.

J'apprend qu'on met le liquide dans une poêle et qu'on laisse la chaleur faire son action et qu'on attend que le liquide soit évaporé.

La poêle je l'ai sous le nez, une poêle enduite d'une couche blanche et poudreuse, qu'il se passe à tour de rôle, la carte dans une main à moins que ça ne soit une lame de rasoir, le manche dans l'autre, ils raclent puis sniffent directement dans l'ustensile.

J'observe, j'étudie, essayant de comprendre, sans trop réussir, me demandant ce que je fous là.

Nous ressortons, mon copain va alors nous acheter des Carambars qui piquent, les bonbons dans une poche, la drogue dans l'autre.

Début d'une période étrange....

Bad Girls Are More Fun Part. 2

Rédigé par Venus Velvet

Publié dans #Vie

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