Qu'ai je fait de moi?L'ouroboros

Publié le 12 Février 2015

Qu'ai je fait de moi?L'ouroboros

Mais bon dieu, qu'ai-je fait de moi?

Qu'ai-je fais de toutes ces années?

Qu'ai-je fait de tout ce temps qui est déjà passé?

Je ne sais pas pas.

Je ne sais plus.

J'ai vu les années courir, s'enfuir à toute allure, accompagnées de musiques.

Des musiques qui s'effacent en fonction des moments, des musiques qui remémorent des souvenirs lorsque je les écoute.

J'ai perdu du temps, mon temps, ma vie.

Perdu la jeunesse que je chérie tant, perdu les années qui sont celles qui nous définissent.

J'ai brûlé les étapes, brûlé ma vie, puis me suis glacée.

Etre de neige, cryogénisée.

Rester à l'état latent, une sorte d'insecte dans sa carapace attendant une mutation qui ne viendra sans doute jamais, attendant un signe du destin, divin, ...

Attendre que le temps passe, trépasse, me dépasse, m'harasse, m'embrasse, m'embarrasse, m'efface...

Dénouer les fils de la jeunesse, dénouer le fil d'Ariane pour avancer dans le labyrinthe de la vie, de ma vie, sans envie.

Réfléchir jusqu'à perdre le fil de ses pensées, remémorer les souvenirs oubliés, les moments vécus, ou ceux gâchés.

Regretter les êtres perdus, ceux que l'on ne reverra plus, s'enthousiasmer de ceux dont on s'est débarrassés.

Ne pas comprendre ce qui se passe, ce qui s'est passé, ce qui se passera, rester ici, coi.

Fantasmer d'une autre existence, exister dans le fantasque, dans les murmures de la pensée.

Passer sa vie à réfléchir, à celle-ci, à stagner, à vouloir remonter le temps, refuser de grandir, de vieillir, de mourir.

Nourrir ses rêves, de rien, de peut-être et de si.

Souffrir, et faire souffrir.

Ne jamais pardonner, longuement regretter, lentement méditer.

Quel est le sens de cette existence? Je ne pense qu'il n'y en a pas.

Nous sommes là, petits soldats, droits et fiers, avançant dans un combat inconnu, vers un destin potentiel, sans savoir ce que le futur nous donnera.

Je n'aime pas les surprises, je n'aime pas l'ignorance, la méconnaissance, l'indulgence,l'engeance...

Je n'aime donc pas l'inconnu, se jeter dans la fosse au lion du futur, sans savoir quelles seront les conséquences de mes actes...

Un statut quo, un ouroboros, le serpent qui se mord la queue, la roue de la vie, le retour perpétuel aux origines, refaire les mêmes erreurs et ne pas sortir de ce vicieux cercle sans fin...

Une réflexion vide de sens, car vide d'envie.

Vivre dans le passé, est-ce vivre?

Rédigé par Venus Velvet

Publié dans #Divagations

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