Aux origines du Jean, histoire du jeans

Publié le 14 Mai 2015

Aux origines du Jean, histoire du jeans

Alors qu'il a toujours été dit que le Jean était une invetion du XIXème siècle, la récente découverte des oeuvres d'un peintre italien anonyme du XVIIème siècle remet en question cette légende. En effet, l'artiste, surnommé pour cette raison le "Maestro della tela jeans", peignait déjà à son époque des personnages portant des étoffes bleues identiques à la structure de la toile de Gênes, dans laquelle les historiens du costume voient, aujourd'hui, l'ancêtre du jeans.

Les autres hypothèses avancées quant à l'origine du jean entre "Vieux Continent" et "Etats-Unis" sont bien souvent controversées sur la date et le pays de l'invention ainsi qu'entreles appelations du vêtement et du tissu. La longue histoire du jean débute dès le XVIIème à Nîmes, là où est fabriquée la toile de coton à armure de serge d'où son nom. Le tissage très serré est fabriqué à partir d'une chaîne teinte en bleu (du moins à l'origine) et d'une tram écrue ou blanche. Le bleu de la chaîne provenait d'une teinture dite "blu di genova" (en italien "Bleu de Gènes") et le nom de jean viendrait d'une déformation de la prononciation du mot "genovese" (génois). Au préalable, cette toile de coton bleue s'appelait la futaine de Gènes. Elle habillait uniquement les plus pauvres.

L'invention du pantalon lui-même reviendrait à une collaboration entre Levi Strauss et Jacob Davis, tailleur dans le Nevada.

En 1853, en pleine ruée vers l'or, Levi Strauss a l'idée de confectionner un pantalon dans la toile de ses tentes.

Vers 1860, L.S. poursuit la fabrication de pantalons en remplaçant la toile de tente par le coton fabriquée à Nîmes, tout aussi robuste mais coloré en bleu par les bains d'indigo : c'est la naissance du "blue jean" (oxydation à l'air)

En 1870, Jacob Davis, le tailleur, à l'idée, afin de satisfaire les exigences en matière de solidité d'une cliente pour son mari bûcheron, de riveter les poches. C'est un succès.

En 1873 arrive alors les surpiqûres en fil orange sur les poches arrière, en forme d'arc figurant un aigle.

En 1890, naissance du fameux 501.

Puis la coupe sera modifiée selon les usages et l'évolution de la mode. La forme considérée comme classique comporte cinq poches, une braguette à boutons timbrés, des surpiqûres orange assorties au cuivre des rivets et une étiquette de faux cuir cousu à la taille, la jacron.

En 1926, Lee lance le jean à fermeture à glissière.

1945 les GI's débarquent en Europe. Il faut attendre cette période pour que le jean se décline aussi en noir.

Dans les années 50, le jean symboliise la révolte de la jeune génération. James Dean et Marlon Bréando contribuent à son succès.

Pendant les année 1960/70, les années Hippies, le jean se transformera de plus en plus. il se personnalise, on le customise, le peint, le brode, on coud des coquillage, des strass, des bijoux, des fleurs, des motifs "Peace and Love". Le bas de jambe se transforme en patte d'éléphant.

En 1978 apparaît le "Stone-washed", des jeans délavés par un traitement qui consiste à bombarder le tissu de petites pierres ponces grâce à Marithé & Fréançois Girbaud.

De 1970 à 80, le marché se développera de façon exponentielle.

1984/85, le jean recule au profits des slacks, les pantalons de toile plus légers et habillés.

1990, l'apparition du surteint donne un coup de jeune à ce grand classique.

1994, l'énorme vague du LYCRA submerge le marché et rencontre un grand succès auprès des femmes notamment.

1996, pour la première fois en France, les femmes achètent sensiblement autant de jeans que les hommes.

En 2000, Rica Lewis devient numéro un du jeans sur le marché de la grande distrivution.

En 2006 une entreprise italienne au label arabe "Al-Quds" (Jérusalem en arabe") lance un modèle de jean conforme spécifiquement aux homme pieux musulmans. Ayant comme caractéristique d'une coupe large pour leur permettre de se prosterner lors de la prière.

Dans les sociétés occidentales, la mode su jean "Slim" apparue dans les années 70/80 fait sa réapparition aussi bien pour les femmes que pour les hommes.

Egalement appelé "Skinny", ce jean est moulé sur toute la jambe; il fait office de seconde peau.

En 2008, le jean est devenu un signe identitaire d'appartenance à une communauté. Sa forme (le slim, le boot cut, le relax, le regular, le battle, etc) ou sa marque ( Diesel, Notify, Pepe Jeans, G-star, Replay, etc) affirme sa singularité, son originalité.

Aujourd'hui 2010, Marithé et François Girbaud précurseurs en la matière présentent un nouveau procédé de pointe, le "Wattwash", qui utilise le laser pour travaillent le jean de manière écologique. L'énergie de la lumière grave la matière, la délave, et permet beaucoup d'effets, jusqu'à la reproduction de différentes armures classiques comme le chevron, le pied-de-poule ou le Prince de Galles voir une toile de peintre (Le maître de la toile de Jean). Elle permet d'économiser 97,5% d'eau, puisque 5 litres sont utilisés avec ce traitement alors qu'il en faut 30 fois plus pour traiter un jean de base.

Quadn à la qualité de Denim même, la toile est passée de ses origines d'un poids léger de 9/10 Oz à actuellement, pour un jean classique à 13.5/14 Oz.

Certains fabricants, notamment les japonais proposent des jeans fabriqués à partir d'un denim de 16 voire 22 Oz. (ounce per square yard).

Du vêtement utilitaire porté par les pionner aux créations des plus grands stylistes, le blue jean aura marqué l'histoire du XXème siècle. la clientèle s'est élargie sachant que l'on peut trouver des jeans à 10 euros comme à 250 euros pour les sur mesures chez Bodymetrics ou encore à plus de 900 euros pour les jeans de marques.

Rédigé par Venus Velvet

Publié dans #Etudes

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