Nos ficelles et nos fils ne suffirent pas

Publié le 7 Juillet 2017

Je crois que j'ai l'esprit tordu,
Ça n'est pas la folie qui m'habite,
Juste l'obsession d'un dû
Le rêve d'un passé qui s'effrite.

Trop d'eau à couler sur les ponts,
Rendant la traversée hasardeuse,
Les errances phantasmatiques ont bon dos,
Quand il est question d'amours dangereuses.

Faut-il oublier ? 
Celle que l'on fût
Celle qui a aimé
Celle qui bêtement y a trop cru.

Pour toi, le passé est passé,
Derrière nous, fragment d'existence sans intérêt,
Des fils qui se mêlent, des fils emmêlés.
Alors pourquoi tant de nostalgie où je me complais ? 


Des mots vagues, 
Mots larmes,
Sans âme,
Des mots qui ne brisent pas le charme.

 

Souvenir d'étreintes, 
De caresses rassurantes, 
À nos étoiles éteintes,
Et cette complainte que je chante.

À ces miroirs maudits,
Ce reflet qui vieilli,
À mes amours transies
Et cette douleur qui rie.

Ce vide en mon sein, 
Cette rengaine que je hais,
Ces moments où nous n'étions qu'un,
Ce mirage d'un futur parfait.

À cette peau qui ne ressent plus.
À ces hommes qui s'enchaînent ou s'enfuis.
Ces passions déchues
Et ces idéaux trahis.

À ces hommes possédés,
À ceux que j'ai baisé,
À ces mâles envoutés,
Et toi qui toujours m'a résisté.

Rien n'est simple ici bas,
Tes souvenirs se mêlent au mien
Nos ficelles et nos fils ne suffirent pas
Car aujourd'hui, pour toi, je ne suis plus rien.

Rédigé par Venus Velvet

Publié dans #Divagations

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