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Publié le 12 Avril 2017

Le monde tentacule

Il y a tellement de choses dont je voudrais parler, des choses importantes, du tout et du rien.
Je sais que mes écrits ne trouvent ici que bien peu d'écho : trop nombreux sont ceux qui me suivent sans comprendre ma langue, ou trop nombreux sont ceux qui plutôt que de s'attacher aux mots, ne s'attachent qu'aux images. Et bon dieu, c'est tellement frustrant.
On pense, on s'ouvre, on écrit, on fait part d'un morceau de son être, de son âme, de sa vie et de son intimité, mais seule celle qui reflète la chair attire l'attention, qu'importe les idées, qu'importe que les mots auront toujours plus d'impact et de profondeur que n'importe laquelle de mes images, car c'est bien ma gueule et mon cul qui font et ont toujours fait vendre.
Alors à quoi bon m'insurger, à quoi bon penser, être et réfléchir lorsque seule une plastique est attendue ? 
À quoi bon parler philosophie, poésie, politique, métaphysique, quand de moi on n'attend qu'une moue évasive ? 
Je parle pour moi, pour mon futur, pour que mes frêles pensées, éphémères voletants soient épargnés et consignés... Nous ne serons jamais aussi bien compris que par nous même, de mon côté, j'arrête de vouloir comprendre ce monde tentacule, il m'indispose.
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Rédigé par Venus Velvet

Publié dans #Divagations, #Instagram

Publié le 29 Janvier 2017

Du supplice au délice

Toujours ce fantôme qui traîne,
Qui virevolte et que j'aime
Toujours cet esprit qui me tient en laisse.
Un cœur qui brûle et s'enflamme sans cesse.

Le fouet qui claque les chairs,
Le sang qui s'exfiltre, s'exile dans l'air 
La verge qui frappe, encore une fois
Contre ma gorge, je la tiens entre mes doigts.

Cet empire qui vit de ses ruines
Les mirages qui au loin se dessinent
La lueur du souvenir qui se teinte de rouge
Et mon pouce, que tu suces, dans ta bouche.

Et mes griffes qui s'arrachent, 
À force de scarifier ta chair chaste.
Ton dos réduit à une masse sanglante
On se retrouvera aux Enfers, mon cher Dante.

Lèche mes bottes brillantes, lèche encore,
Fais les briller comme cet anneau d'or
Serre ces courroies, cingle mon dos
Affine ma taille, brise mes côtes, mes os.

Sens-tu la brûlure de la cire qui s'écoule ?
Sens-tu ta morale, qui faille et s'écroule ?
Sa sève blanche qui macule ton corps
Ce chaud liquide blanc qui goutte encore.

Glisse tes mains autour de ce cou gracile,
Serre plus fort, étouffe moi, démon servile.
Mon talon piétine voluptueusement ton torse
Ta peau marbrée en lambeaux, j'écorche.

Arrêtons de jouer, l'heure est venue
Laisse-moi danser nue
Sous le ciel d'ébène
Tout s'emmêle, amour et haine

Met fin à nos délices
Achevons notre supplice.
Je sors la lame qui nous unira
Laissons glisser le métal froid.

Regarde mes yeux une dernière fois.
Y vois-tu la fin de cet autrefois.
Ma main sur ta bouche, étouffant ton cri
Je met fin à notre hérésie

Me sens-tu lorsque j'entre au plus profond de toi? 
Ultime jouissance que cette dernière fois.
Les stigmates de nos seins se réouvrent
Et déjà d'un voile, tes yeux se couvrent.

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Rédigé par Venus Velvet

Publié dans #Divagations

Publié le 27 Octobre 2016

Tiens, c'est vrai que ça fait longtemps que je ne porte plus mes longues jupes, avant, c'était au quotidien, tant et si bien que les pantalons avaient quasiment disparu de ma garde-robe.
Je ne renie pas le style que j'ai eu durant de très longues années, non, du tout, car c'est moi et c'est une apparence que j'aime.
Juste, c'est un look assez chronophage et assez difficile pour la vie de tous les jours: en été on meurt de chaud, en hiver on a froid si l'on oublie les épaisseurs en dessous, à la mi-saison on se retrouve trempée car la pluie monte par capillarité jusqu'aux genoux.
Et bien sûr: difficile de marier une longue jupe de satin à un gros pull, ça manque de classe: donc encore froid.
Peut-être aussi que le temps nous donne envie d'être plus discret, plus invisible, lasse des "Sheitan", "sataniste" et "sorcière" ou "Morticia"... Une apparence reste une image que l'on veut donner.
Ce qui est drôle c'est que je suis toujours là même personne, mes goûts sont les mêmes, pourtant, juste parceque je ne porte plus de vêtements intemporels et anachroniques, étrangement on ne m'insulte plus dans les rues.
On se fie trop à l'apparence, cela nous fige dans des cases dont il est impossible de briser les pourtours, pourtant au fond nous ne changeons pas, juste nous faisons semblant pour se noyer dans la masse. 
C'est un triste constat.

Les temps changent...

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Rédigé par Venus Velvet

Publié dans #Divagations

Publié le 18 Octobre 2016

N'est-ce pas fatiguant de tout le temps faire semblant? 
On passe notre vie à donner des images de soi, différentes selon nos interlocuteurs, nous jouons le drame, la comédie comme des acteurs, sans même en avoir conscience.
On dit À lorsque l'on pense B et lorsqu'au fond de nous, on espère instamment C.
On change de masque comme on change de vêtements, rarement en phase avec notre véritable être.
Des masques car nous n'avons pas le choix, par peur que notre vrai nous ne soit pas crédible, pas assez bien, jamais assez bon pour notre image publique.
Alors dans cette pièce qu'est notre vie, on ne sait plus trop qui l'on est vraiment, qui devrions nous être véritablement.
Apprendre à se connaître et à s'accepter n'est pas un crime, mais c'est un putain de défi que l'on craint trop de relever.
Pourtant rien de mystique, rien d'ésotérique, juste parfois avoir le courage de dire "merde" et d'avancer, de penser à soi, sans penser à ce que pourraient penser les autres, ces inconnus que l'on ne recroisera sans doute pas, ces gens qui sont dans nos vies, sans trop savoir pourquoi, et que l'on ne rêve que de fuir pour respirer une bonne fois.
Le chemin est dur, mais il est gratifiant, moins de culpabilité, moins de compromis qui font plus de mal que de bien, plus de liberté et donc plus d'épanouissement. 

Semblant

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Rédigé par Venus Velvet

Publié dans #Instagram, #Divagations

Publié le 13 Octobre 2016

J'ai vraiment du mal à suivre le rythme, je suis navrée de ne jamais plus répondre aux commentaires, mais je suis noyée sous les notifications, alors je me dis "on fera ça plus tard..." et au final, pffff, j'oublie.
D'ailleurs c'est un peu comme ça dans toutes les facettes de ma vie, on remet à plus tard en se disant qu'on va prendre du temps, et ça s'accumule, alors en regardant la masse on désespère et on baisse les bras avant même de commencer.
Je prend le temps, parfois, pour mes légendes, celle-ci par exemple, même s'il n'y a ni relecture ni brouillon, j'écris toujours en "one shot" ou presque, afin de ne pas perdre le côté instinctif, le côté "directement de mon cerveau a vous" sans censure, sans barrière, en gros j'écris comme je me parle à moi-même, c'est plus sincère, plus honnête, du moins à mes yeux.
Mais j'ai honte, honte de laisser tous ces messages sans réponse, de donner l'impression de mépriser son cadet... Oups non, ça c'est de IAM, Petit Frère n'a rien à faire ici! 
Bref, vous m'aurez compris: je suis désolée, ça n'est pas un manque d'envie, ou encore de la prétention, juste de l'exécrable organisation. Et comme j'ai un gros problème de faconde, que j'écris 40 lignes alors qu'en 10 mots cela pourrait être torché, ça complique encore plus la tâche.
Mais merci, due xie, thank you, viele danke, gracie mille, muchas gracias, arigato gozaimasu, etc... (Mes talents linguistiques semblent s'arrêter ici)

Ecriture

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