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Publié le 6 Juillet 2015

Voici la suite de mon petit projet d'interviews pour montrer l'autre côté de l'activité de modèle, je suis toujours intéressée pour avoir le maximum de témoignages, si cela vous intéresse, je vous propose de suivre ce lien pour en savoir plus et me contacter. Je laisse les modèle s'exprimer, je ne touche en rien à leurs écrits, hormis la correction de quelques erreurs d'orthographe ou de ponctuation.

Bonne lecture

XXX

VenusXIII

Petit projet d'interviews - Les vaticinations de Vénus

http://venuskitchen.over-blog.com/2014/10/petit-projet-d-interview.html

Barbra Delilah: " Ce même photographe avait (...) osé dire qu’il aimait nos culs de sales chiennes"

Bonjour Barbra Delilah, pourrais-tu te présenter ?

Bonjour je m'appelle Barbra Delilah , j'ai 21 ans bientôt 22 dans quelque mois. Je vis en Picardie dans une petite ville et je suis passionnée par la danse. Je pose depuis 5 ans maintenant. A côté de ça je fais des études dans la vente. Et je vais rester volontairement vague à ce sujet.

Quel a été le cheminement qui t'a mené à devenir modèle et quel a été ton parcours dans ce domaine (freelance, agence, amateur, pro,...) ?

Tout a commencé avec une jeune photographe qui m’a fait la demande par Facebook, j’étais dans une période de ma vie particulièrement très difficile… J’ai tout de suite accroché avec le monde de la photo même si mon premier shoot a été du nu cela ne m'a absolument pas dérangé, j’ai donc été contacté par la suite par d’autres photographes. Cela a été une vraie thérapie pour moi

Quelles étaient tes limites lorsque tu as débuté dans ce milieu (lingerie, topless, nu,...) et sont-elles changé au fil du temps ? Si oui, pourquoi ?

Au début, je refusais de poser totalement nue. La limite que je pouvais faire : La lingerie ne me dérangeait, pas le topless non plus, mais les mains devant haha! Au fil du temps et surtout de mes fréquentations, on m'a encouragé à mettre de côté ma pudeur pour m'accepter d'avantage. J'ai donc tenté le nu car j'ai toujours eu un réel problème avec mon corps. J’ai donc teste et je me suis sentie plus épanouie et j'ai été agréablement surprise de me découvrir autrement Mais ça m'a aussi fragilisée. Certains photographes ne sont pas doués pour mettre en valeur ou certains vont même jusqu'à utiliser votre corps comme fantasme !

Si c'est le cas : Pourquoi as-tu accepté de faire du nu ? Quelle était ta motivation pour te dévoiler face à l'objectif, au photographe mais aussi à la vue du public en général?

Comme je l'ai dit plus haut, j'ai toujours eu un souci avec mon corps. J'ai toujours été catégorisé de maigre, sac d'os, anorexique et j'en passe alors que je suis tout simplement atteinte d’une maladie inflammatoire des intestins. On m'a appris en quelque sorte à ne pas aimer mon enveloppe. A le cacher. Faire du nu était le meilleur moyen pour m'affirmer. Et y chercher de la beauté en quelque sorte. J'en avais grandement besoin. A force d’entendre, on finit par croire qu'on est une moche maigre ! Je trouve ça tellement pur, un beau nu. C'est pour moi l'occasion d'être " vraie". C'était également une petite revanche, un besoin d'exposer ma force, mon caractère, j'étais très mal à l'aise de me dénuder devant le photographe et même à l'idée que l'on puisse me voir nue, mais au final à part les pervers, cela s'est bien passé.

J'imagine à la vue de ma propre expérience, et de l'époque dans laquelle nous vivons que tu devais avoir des books onlines. Par quel média te contactait-on le plus souvent ?

Le plus souvent sur book.fr même si il y a beaucoup de faux photographe dessus et de pervers et via ma page FB.

Travaillais-tu de manière rémunérée ou en « Poses contre photo ? »


Je me considère comme amateur, sauf éventuellement pour du nu cela m’arrive de demander rémunération, ça dépend du contexte, des attentes, si ça m'apporte quelque chose ou non. J’aime rester libre de choisir les personnes avec lesquelles je veux travailler Si c'est uniquement pour ravir l'univers du photographe et non le mien, j'estime que je rends service mais que je n'y trouve pas mon compte et dans ce cas-là, je demande rémunération. Mais généralement presque tous mes shoots se sont déroulés en collaboration. Et je n'ai d'ailleurs jamais vu le jour de ces photos! Je préfère donc travailler en collaboration

En ce qui concerne tes shootings, te présentais-tu seule, accompagnée, etc ?

Je me présente parfois accompagnée la première fois quand une confiance s’installe avec le photographe je viens seule. Je demande généralement beaucoup d’informations sur le photographe et préviens toujours une personne de la ville de son numéro de portable …

As-tu déjà reçu des propositions dérangeantes, dégradantes ou avilissantes lors de ces premiers échanges avec les photographes ?

Oh oui !!! , j'ai eu le droit aux fameux fantasmes des pieds ! Combien de fois j’ai reçu des messages sur Facebook me demandant si je pouvais leur envoyer mes pieds en photo! J'ai souvent eu des propositions qui avaient tout l'air de fantasmes ou bien de pornographie ou pire sadomasochisme, bref beaucoup de choses salaces qui salissent le monde de la photographie.

Pourrais-tu me décrire un « shooting-type » pour avoir une idée un peu plus précise de ton activité ?

Nous prévoyons une date qui convient à tous les deux et je me présente avec une valise remplie du style attendu. Le photographe m'aide à choisir la tenue selon ce qu'il compte faire. Le maquillage, c'est souvent moi qui m'en occupe sauf quand il y a une maquilleuse ce que je demande toujours maintenant Bref, mon shooting type c'est ça. Très simple, même si j’ai déjà travaillé en studio avec des projets beaucoup moins simple.

T'es-tu déjà retrouvée dans une situation qui t'a mise mal à l'aise, où tu t'es sentie en danger ou bien as-tu réellement vécue une expérience traumatisante lors de ton parcours ?

Oui. Un jour, lors d'une séance en duo dans un studio, un photographe s'est permis de nous traite à plusieurs reprise (sales grosses cochonnes … ) Ce même photographe avait même osé dire qu’il aimait nos culs de sales chiennes (pardonnez moi la vulgarité) le petit ami de la deuxième modèle était pour temps avec nous, ça ne l'a pas du tout gêné. J'ai senti mon sang ne faire qu'un tour. Après ça nous l’avons automatiquement calmé. Ainsi les modèles étaient toutes à ses yeux des petites choses fragiles qui avaient une soif de reconnaissance et de désir ? J'étais estomaquée et je me sentais réduite. Je me suis forcément sentie en danger ce jour-là !

J’ai eu d’autre situation moins grave (texto – photo de sexe par email … )

Pourquoi as-tu décidé de poursuivre/ d'arrêter la photographie ?

Pour le moment, je suis plutôt tiraillée. Je ne suis plus certaine d'avoir besoin de la photographie pour apprendre à m'accepter, de plus mes problème médicaux sont beaucoup plus présents je n’ai plus la force de faire du trajet et de rester debout pendant des heures. Beaucoup de photographe n’acceptent pas et il faut dire que mes expériences précédentes n'ont pas aidé à m'encourager, mais j'ai tout de même d'un autre côté l'envie de poursuivre juste pour le plaisir d'avoir de « belles images», de belles facettes de moi. C'est toujours agréable. Et il me reste beaucoup de projets en tête. J’ai récemment travaillé avec un photographe sur Reims qui m’a énormément plu.

Ta vision du monde de la photographie de modèle a-t-elle évolué depuis que tu le fréquentes de l'intérieur ?

Je savais que je tomberai forcément sur des cas. Tout comme je tomberai sur des agréables photographes. Et j'ai toujours été au courant des rivalités ou de l'hypocrisie de certaines modèles. Ce sont des querelles et des jalousies qui pourrissent le milieu et c'est bien dommage. Tout comme il y a des modèles avec qui on comprend pourquoi la photographie peut être un réel plaisir. Les rumeurs et les on-dits ne m'intéressent pas du tout. J'essaye de me tenir très loin de ça et de me faire mon propre avis .

Cette expérience comme modèle a-t-elle eu une incidence sur ta vie quotidienne ?

Oui énormément, j'ai dû faire face à la moquerie. J'étais vu d'un très mauvais œil et je le suis encore. Fichée. Jugée. Elle a eu une incidence sur mes relations avec certaines de mes amies, Beaucoup de gens n’ont pas l’esprit ouvert ils pensent forcement que si on pose nu, on est une prostituée ou une fille facile donc cette expérience oui à une incidence sur ma vie. est-elle continue mais je sais ce qui je suis et je maintenant je ne porte aucune attention à tout cela. Mes amis savent comment je suis c’est le principal.

Selon toi, comment sont perçues les modèles photo que cela soit par le public en général, par les photographes et même par les proches et la famille ?

Par le public, elles sont généralement idéalisées voire plus. Beaucoup de femmes complexent faces à celles-ci sans se douter de tout ce qui a bien pu être camouflé lors du traitement sur logiciel. Cicatrices, boutons, rougeurs, cernes, des yeux plus brillants, des couleurs plus vives, une peau lissée, ou une bosse sur le nez d’ôtée, ça change tout.

Les hommes eux-mêmes fantasment sur des femmes qui sont au final sublimées, mais pas si réelles …

Après, tout dépend de la manière de travailler de chacun. Les photographes ne font pas tous un traitement digne d'un magasine trompe l'œil et encore heureux !

Pour ce qui est des photographes, j'imagine qu'ils perçoivent les modèles avec un œil professionnel visant à chercher en elles leur potentiel. Ils ont comme nous un univers qui leur est propre et ont forcément des attentes physiques pour pouvoir retracer au mieux leurs idées. Et elles ne sont pas toujours bien perçues. On nous taxe beaucoup d'égocentriques, de narcissiques, de "pauvres filles qui veulent juste montrer leur corps", de "traînées qui trompent leur copain parce qu'elles posent nue" ou encore de "filles peu respectables".

Hormis ces quelques personnes, vis à vis de mes proches, de ma famille, tout passe très bien parce qu'ils savent que je suis une personne responsable et surtout qui je suis réellement.

Enfin, quels sont les conseils que tu aimerais donner aux demoiselles qui décident de se lancer dans cette activité ?

On le répète déjà assez, mais je leur conseillerai de ne pas reproduire les mêmes erreurs que les miennes. C'est à dire de ne surtout pas se présenter seule à une séance photo ou du moins, si cette séance se déroule en intérieur. Même si ce photographe est populaire. Lorsqu'on débute, on relativise en se disant que c'est de plus en plus commun et que de toutes manières tant de filles ont déjà posés pour ce photographe alors on en conclu que le danger est forcément inexistant... J'ai tout de même eu des propositions par des photographes qui m’avaient été vivement conseillés par des modèles et photographes pourtant très expérimentés!

Je leur conseillerai également de ne pas poser sans contrat signé et fait évidemment dans les règles / normes. C'est très important, et cette étape est largement négligée dans le domaine.

A part ça, il faut également savoir prendre du recul, se lancer dans cette activité, c'est également prendre le risque de s'exposer à toutes sortes de regards et donc les commentaires indésirables ou blessants peuvent survenir à tout moment et même viser nos pires complexes ! Le monde n’est pas tout beau, tout rose Il faut donc également choisir ses photographes avec soin, prendre le temps d'avoir un bon contact, lorsque l'on n’a pas confiance en soi, on a tendance à prendre le premier venu et c'est le meilleur moyen pour ne pas être mise en valeur. La photographie étant pour beaucoup une thérapie ou un simple plaisir, il serait dommage qu'elle devienne destructrice.

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Rédigé par Venus Velvet

Publié dans #Interviews

Publié le 28 Avril 2015

Voici la suite de mon petit projet d'interviews pour montrer l'autre côté de l'activité de modèle, je suis toujours intéressée pour avoir le maximum de témoignages, si cela vous intéresse, je vous propose de suivre ce lien pour en savoir plus et me contacter.

Bonne lecture

XXX

VenusXIII

Petit projet d'interviews - Les vaticinations de Vénus

http://venuskitchen.over-blog.com/2014/10/petit-projet-d-interview.html

Laea "Une fois, un homme (...) a cru que j’étais une escort girl."

Bonjour Laea, pourrais-tu te présenter ?

Bonjour Venus, je m'appelle Laea et j’aurais 36 ans dans un mois. Je suis modèle depuis mes 15 ans en ce qui concerne le dessin et depuis mes 21 ans pour ce qui est de la photo.

Quel a été le cheminement qui t'a mené à devenir modèle et quel a été ton parcours dans ce domaine (freelance, agence, amateur, pro,...) ?

J’ai commencé à poser à 15 ans dans des ateliers pour dessins afin d’avoir en échange accès aux cours de dessin par ce que je me trouvais trop mince. J’ai arrêté à 18 ans car ca allait mieux.


Je me suis remise à poser pour ce qui est de la photo à 21 ans n’acceptant plus mon corps car j’ai été violée à 20 ans.
Je me considère comme une amateur expérimenté et j’envisage de le faire en freelance en étant entrepreneur.

J’ai commencé par poser nu maintenant je fais de l’habillé et je me dirige vers le milieu de l’alternatif.

Quelles étaient tes limites lorsque tu as débuté dans ce milieu (lingerie, topless, nu,...) et ont-elles changé au fil du temps ? Si oui, pourquoi ?

Je n’ai qu’une seule limite qui as pas changé depuis mes débuts qui est de faire de l’érotique.

J'imagine à la vue de ma propre expérience, et de l'époque dans laquelle nous vivons que tu devais avoir des books onlines. Par quel média te contactait-on le plus souvent ?

On me contacte par ma page Facebook, Book.fr et essentiellement par Focale31.

Laea "Une fois, un homme (...) a cru que j’étais une escort girl."

Travaillais-tu de manière rémunérée ou en « Poses contre photo ? »


Pour ce qui concerne mes projets persos c’est en collaboration comme tous les shoots où je suis vêtue.
Pour le nu, c’est rémunéré d’office car j’en ai fait beaucoup. Et en atelier dessin, c’est rémunéré.

En ce qui concerne tes shootings, te présentais-tu seule, accompagnée, etc ?

En général, j’y vais seule. Des rares fois, je suis accompagnée mais que par des personnes ouvertes à ce milieu et qui ce font discret pendant la séance.

As-tu déjà reçu des propositions dérangeantes, dégradantes ou avilissantes lors de ces premiers échanges avec les photographes ?

J’ai eu des propositions dérangeantes comme de masturber devant l’objectif ou des photographes qui me demandent de coucher avec eux. Et une fois, un homme qui a cru que j’étais une escorte girl.

Laea "Une fois, un homme (...) a cru que j’étais une escort girl."

Pourrais-tu me décrire un « shooting-type » pour avoir une idée un peu plus précise de ton activité ?

C’est souvent des thèmes prévus à l’avance et je fais mon maquillage moi-même (je n’ai que 3 shoots où une maquilleuse pro était là). Car ce sont les thèmes soit du photographe soit mes projets mais une part d’improvisation est possible dans les poses.
Et pour il y a les shoots avec les photographes débutants, où j’arrive avec une valise et on improvise de zéro. Je le explique aussi comment se comporter avec la modèle et ne pas hésiter à la diriger quand ils veulent une photo précise.

T'es-tu déjà retrouvée dans une situation qui t'a mise mal à l'aise, où tu t'es sentie en danger ou bien as-tu réellement vécue une expérience traumatisante lors de ton parcours ?

Non pas particulièrement.

Pourquoi as-tu décidé de poursuivre/ d'arrêter la photographie ?

Pour le moment, je ne sais pas trop. J’ai du mal à m’accepter et je trouve que je produis rien de bien en séance. De plus, je vais déménager loin de Paris en province, une occasion de redémarrer à zéro.

Ta vision du monde de la photographie de modèle a t'elle évolué depuis que tu le fréquentes de l'intérieur ?

Non. C’est comme je le voyais un milieu où il y a du bon comme du mauvais mais le bon domine.

Cette expérience comme modèle a t'elle eu une incidence sur ta vie quotidienne ?

Non pas vraiment. Ma famille tolère mon activité tant que je n’en parle pas devant les amis. Mes amis trouvent ca fun.

Selon toi, comment sont perçues les modèles photo que cela soit par le public en général, par les photographes et même par les proches et la famille ?

Beaucoup pensent que les modèles sont toutes minces parfaites. Moi et des amis modèles ont leur montre que avec un physique non parfait ont peu t être modèles.

Enfin, quels sont les conseils que tu aimerais donner aux demoiselles qui décident de se lancer dans cette activité ?

Aucun conseil en particulier.

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Rédigé par Venus Velvet

Publié dans #Interviews

Publié le 28 Décembre 2014

Voici la suite de mon petit projet d'interviews pour montrer l'autre côté de l'activité de modèle, je suis toujours intéressée pour avoir le maximum de témoignages, si cela vous intéresse, je vous propose de suivre ce lien pour en savoir plus et me contacter.

Bonne lecture

XXX

VenusXIII

Petit projet d'interviews - Les vaticinations de Vénus

http://venuskitchen.over-blog.com/2014/10/petit-projet-d-interview.html

Bonjour Sandra, pourrais-tu te présenter ?

Bonjour Venus, je m'appelle Sandra, j'ai 24 ans. Je vis en Basse-Normandie et je suis passionnée par la littérature. Je pose depuis trois ans. Je ne me considère pas comme modèle car je n'ai pas un book assez construit, je pose très peu et je suis très loin d'être douée dans le domaine ! Mais on va dire que je fréquente de près le milieu depuis ces dernières années et dieu sait que j'en ai vu des vertes et des pas mûres malgré ne pas avoir un nombre biblique de shoots !

Quel a été le cheminement qui t'a mené à devenir modèle et quel a été ton parcours dans ce domaine (freelance, agence, amateur, pro,...) ?

Tout a commencé avec un petit appareil photo Casio de très mauvaise qualité, mais je parvenais à faire des merveilles grâce à Photoshop, j'étais très douée à l'époque pour retranscrire des univers. Et ce n'était pas encore courant. Cela m'a donc amené à avoir un appareil photo reflex, je me suis découverte sous un autre jour. J'ai adopté mon reflet grâce à celui-ci. Cela a donné envie aux photographes de travailler avec moi. Je me suis donc laisser tenter, j'ai détesté. Je me suis retrouver enlaidie et donc braquée. Puis quelques années plus tard, j'ai retenté le coup et j'y ai pris goût malgré quelques dérapages. J'ai déjà tenté des agences mais sans succès, et même l'agence Wanted !

Quelles étaient tes limites lorsque tu as débuté dans ce milieu (lingerie, topless, nu,...) et ont-elles changé au fil du temps ? Si oui, pourquoi ?

Au début, je refusais de poser nue. La limite que je pouvais faire : la lingerie. Pas plus. Ou topless, mais les mains devant haha ! Au fil du temps et surtout de mes fréquentations, on m'a encouragé à mettre de côté ma pudeur pour m'accepter d'avantage. J'ai donc tenté le nu car j'ai toujours eu un réel problème avec mon corps et je voyais ça comme une délivrance de franchir le cap. Et c'est vrai qu'en testant, je me suis sentie plus épanouie et j'ai été agréablement surprise de me découvrir autrement. (Notamment lors de mon set SG qui demeure un bon souvenir et une excellente thérapie) Mais ça m'a aussi fragilisée malheureusement. Certains photographes ne sont pas doués pour mettre en valeur ou certains vont même jusqu'à utiliser votre corps comme fantasme !

(Si c'est le cas : Pourquoi as-tu accepté de faire du nu ? Quelle était ta motivation pour te dévoiler face à l'objectif, au photographe mais aussi à la vue du public en général?)

Comme je l'ai dit plus haut, j'ai toujours eu un soucis avec mon corps. J'ai toujours été catégorisée de maigre, sac d'os, anorexique et j'en passe alors que je suis tout simplement ectomorphe. On m'a appris en quelque sorte à ne pas aimer mon enveloppe. A le cacher. Faire du nu était le meilleur moyen pour m'affirmer. Et y chercher de la beauté en quelque sorte. J'en avais grandement besoin. A force de se faire noircir le tableau, on finit par croire qu'on est une vraie croûte ! C'était également une petite revanche, un besoin d'exposer ma force, mon caractère. Après, je ne cache pas que ça été très difficile, j'étais très mal à l'aise de me dénuder devant le photographe et même à l'idée que l'on puisse me voir nue, mais au final à part les pervers, cela s'est bien passé.

J'imagine à la vue de ma propre expérience, et de l'époque dans laquelle nous vivons que tu devais avoir des books onlines. Par quel média te contactait-on le plus souvent ?

Le plus souvent sur book.fr et via ma page FB.

Interview Sandra Von Keller: "Je suis très rêveuse et je suis toujours ravie de retranscrire des choses autrement que par les mots."

Travaillais-tu de manière rémunérée ou en « Poses contre photo ? »


Étant donné mon manque d'expérience, je considère que je n'ai pas à être rémunérée. (Pas encore, du moins) Sauf éventuellement pour du nu, ça dépend du contexte, des attentes, si ça m'apporte quelque chose ou non. Si c'est uniquement pour ravir l'univers du photographe et non le mien, j'estime que je rend service mais que je n'y trouve pas mon compte et dans ce cas là, je demande rémunération. Mais généralement tous mes shoots se sont déroulés en collaboration sauf une fois à Paris. Et je n'ai d'ailleurs jamais vu le jour de ces photos! Je préfère donc travailler en collab ou alors payer moi-même. Certains photographes ont bien besoin de vivre !

En ce qui concerne tes shootings, te présentais-tu seule, accompagnée, etc ?

L'ironie du sort a fait que je me suis toujours présentée accompagnée lors de shoots qui se déroulaient extrêmement biens et seule lors de shoots qui dérivaient !

As-tu déjà reçu des propositions dérangeantes, dégradantes ou avilissantes lors de ces premiers échanges avec les photographes ?

Comme beaucoup de demoiselles, j'ai eu le droit aux fameux fantasmes des pieds ! Combien de fois j'ai reçu des mails me demandant s'ils pouvaient photographier mes pieds et que cela resterait dans leur book personnel et qu'ils me rémunéraient pour cela ! J'ai souvent eu des propositions qui avaient tout l'air de fantasmes. Poser nue avec de la cire chaude sur soi, poser nue en simulant la jouissance (et même une proposition de me faire réellement jouir!) bref beaucoup de choses salaces et qui salissent le monde de la photographie.

Pourrais-tu me décrire un « shooting-type » pour avoir une idée un peu plus précise de ton activité ?

C'est souvent de dernière minute ! Je me présente avec une valise remplie du style attendu. Et le photographe m'aide à choisir la tenue selon ce qu'il compte faire. Le maquillage, c'est souvent moi qui m'en occupe. Je n'ai eu qu'une seule fois une séance de maquillage professionnel. Bref, mes shooting type c'est ça. Très simple ! Mais j'aimerai bien à l'avenir tester des shoots plus travaillés !

Interview Sandra Von Keller: "Je suis très rêveuse et je suis toujours ravie de retranscrire des choses autrement que par les mots."

T'es-tu déjà retrouvée dans une situation qui t'a mise mal à l'aise, où tu t'es sentie en danger ou bien as-tu réellement vécue une expérience traumatisante lors de ton parcours ?

Oui. Un jour, lors d'une séance photo de nu dite artistique, un photographe s'est permis de me toucher. Dans le sens où il replaçait les mèches de mes cheveux en frôlant exagérément mes seins à plusieurs reprises ou se permettait de poser ses mains sur mes hanches / mes fesses ce qui me mettait vraiment dans l'embarras. Ce même photographe avait transféré les photos sur son ordinateur et a osé dire « J'adore ton petit cul, je taperai bien dedans. » J'ai senti mon sang ne faire qu'un tour. Après ça, il s'est levé et a tenté de m'embrasser, face à mon recul et à mon visage détourné, il n'a rien trouvé d'autre à dire que « Si on ne tente pas, vous êtes vexée. Hein que c'est vrai ? » Et j'ai trouvé ça atrocement déplacé et réducteur. Ainsi les modèles étaient toutes à ses yeux des petites choses fragiles qui avaient une soif de reconnaissance et de désir ? J'étais estomaquée et je me sentais réduite. Je me suis forcément sentie en danger ce jour là ! J'ai également vécu une autre expérience traumatisante où cette fois, le photographe avait mit en bouche mes tétons pour je cite « Il faut les faire durcir, c'est plus joli. » J'en arrivais à un stade où je pensais le mériter « puisque je n'avais pas qu'à poser nue » . Ce qui est absurde. J'étais tellement sous le choc que je suis restée passive et ça me désole.

Pourquoi as-tu décidé de poursuivre/ d'arrêter la photographie ?

Pour le moment, je suis plutôt tiraillée. Je ne suis plus certaine d'avoir besoin de la photographie pour apprendre à m'accepter, il faut dire que mes expériences précédentes n'ont pas aidé à m'encourager à rester dans cette voie mais j'ai tout de même d'un autre côté l'envie de poursuivre juste pour le plaisir d'avoir de « belles images » de belles facettes de soi. C'est toujours agréable. Et il reste des projets qui me fascinent. J'ai récemment travaillé avec Eih et j'ai été ravie de me retrouver dans un autre monde ! Je suis très rêveuse et je suis toujours ravie de retranscrire des choses autrement que par les mots.

Ta vision du monde de la photographie de modèle a t'elle évolué depuis que tu le fréquentes de l'intérieur ?

Pas tant que ça, car je savais que je tomberais forcément sur des cas. Tout comme je tomberai sur des agréables photographes. Et j'ai toujours été au courant des rivalités ou de l'hypocrisie de certaines modèles tout comme il y a des modèles avec qui on comprend pourquoi la photographie peut être un réel plaisir.

Interview Sandra Von Keller: "Je suis très rêveuse et je suis toujours ravie de retranscrire des choses autrement que par les mots."

Cette expérience comme modèle a t'elle eu une incidence sur ta vie quotidienne ?

Oui. Lorsque j'étais au lycée, tout le monde s'était passé le mot. « Sandra pose nu. » Le truc c'est que j'étais majeure (j'avais repris mes études) mais j'ai dû faire face à la moquerie. J'étais vu d'un très mauvais œil. Fichée. Jugée. La rumeur courait même que je posais les jambes écartée en porte jarretelle pour le simple fait qu'ils étaient tombés sur ce genre de photo et qu'elle me ressemblait beaucoup! J'imagine que si j'avais eu un travail, mes collègues auraient eu le même comportement hélas... Cette expérience m'a donc apporté un sentiment de honte, j'avais limite l'impression d'être call girl !

Selon toi, comment sont perçues les modèles photo que cela soit par le public en général, par les photographes et même par les proches et la famille ?

Par le public, elles sont généralement idéalisées. Beaucoup de femmes complexent faces à celles-ci sans se douter de tout ce qui a bien pu être camouflé lors du traitement sur logiciel. Cicatrices, boutons, rougeurs, cernes, des yeux plus brillants, des couleurs plus vives, une peau lissée, ou une bosse sur le nez d’ôté, ça change tout. Les hommes eux-mêmes fantasment sur des femmes qui sont au final sublimées, mais pas si réelles. Et c'est ça qui me dérange particulièrement dans ce milieu, et c'est donc pour cette raison que je m'oriente plus vers la photographie « fantastique » ou « créative » dans le sens où je me dirige vers des univers, des ambiances et non des poses qui consistent à centrer l'image sur mon physique. Après, tout dépend de la manière de travailler de chacun. Les photographes ne font pas tous un traitement digne d'un magazine trompe l'oeil et encore heureux ! Pour ce qui est des photographes, j'imagine qu'ils perçoivent les modèles avec un œil professionnel visant à chercher en elles leurs potentiel. Ils ont comme nous un univers qui leur est propre et ont forcément des attentes physiques pour pouvoir retracer au mieux leur idée. Pour ce qui est des proches, j'en ai aucune idée. Je dirais qu'ils ont tendance à penser qu'elles sont narcissiques ou superficielles.

Enfin, quels sont les conseils que tu aimerais donner aux demoiselles qui décident de se lancer dans cette activité ?

On le répète déjà assez dans ce milieu, mais je leur conseillerai de ne pas reproduire les mêmes erreurs que les miennes. C'est à dire de ne surtout pas se présenter seule à une séance photo ou du moins, si cette séance se déroule en intérieur. Même si ce photographe est populaire. Lorsqu'on débute, on relativise en se disant que c'est de plus en plus commun et que de toute manière tant de filles ont déjà posés pour ce photographe alors on en conclu que le danger est forcément inexistant. Sauf que non, il ne l'est pas. J'ai tout de même subi des attouchements par deux photographes qui m'avaient été vivement conseillés par des modèles pourtant très expérimentées ! Je leur conseillerai également de ne pas poser sans contrat signé et fait évidemment dans les règles / normes. C'est très important, et cette étape est largement négligé dans le domaine hélas. A part ça, il faut également savoir prendre du recul, car se lancer dans cette activité, c'est également prendre le risque de s'exposer à toutes sortes de regards et donc les commentaires indésirables ou blessants peuvent survenir à tout moment et même viser nos pires complexes ! Il faut également choisir ses photographes avec soin, prendre le temps d'avoir un bon contact, lorsqu'on a pas confiance en soi, on a tendance à prendre le premier venu et c'est le meilleur moyen pour ne pas être mise en valeur. La photographie étant pour beaucoup une thérapie ou un simple plaisir, il serait dommage qu'elle devienne destructrice.

Interview Sandra Von Keller: "Je suis très rêveuse et je suis toujours ravie de retranscrire des choses autrement que par les mots."

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Rédigé par Venus Velvet

Publié dans #Interviews

Publié le 8 Décembre 2014

Voici la suite de mon petit projet d'interviews pour montrer l'autre côté de l'activité de modèle, je suis toujours intéressée pour avoir le maximum de témoignages, si cela vous intéresse, je vous propose de suivre ce lien pour en savoir plus et me contacter.

Bonne lecture

XXX

VenusXIII

Petit projet d'interviews - Les vaticinations de Vénus

http://venuskitchen.over-blog.com/2014/10/petit-projet-d-interview.html

Bonjour Nidcy Namite, pourrais-tu te présenter ?

Bonjour, je m’apelle Nidcy Namite,j’ai 25 ans, je suis modèle depuis 4 ans. Je suis maquilleuse professionnelle de métier. Mon style principal en tant que modèle est le pin up vu qu’il correspond à ma morphologie et à l’image de la femme que j’apprécie, ainsi que tout le mouvement rockabilly auquel j’appartient.

Quel a été le cheminement qui t'a mené à devenir modèle et quel a été ton parcours dans ce domaine (freelance, agence, amateur, pro,...) ?

J’ai un parcours un peu atypique, j’ai fait ma formation de maquillage artistique, j’ai posé pour le partiel d’une camarade de classe et ensuite en tant que maquilleuse je me rendais sur des séances photos et souvent une modèle lâchait et je me retrouvais à la remplacer. une amie photographe m’a fait ma première vraie séance sur mesure et ensuite la machine était lancée. Je n’ai pas la taille mannequin mais j’arrive à faire de la qualité et des choses qui m’amusent. Je suis entre l’amatrice et la pro réellement. Je fais beaucoup de collaboration mais parfois j’arrive à être payée.

Quelles étaient tes limites lorsque tu as débuté dans ce milieu (lingerie, topless, nu,...) et ont-elles changé au fil du temps ? Si oui, pourquoi ?

Au début mes limites étaient la lingerie, c’est venu assez naturellement vu mon amour pour la belle lingerie, les corsets, les portes jarretelles et autres bas coutures. Depuis ma limite, de part mon autre métier et mes clients est le nu caché. Que l’on voit que je sois nue ne me dérange pas juste on ne verra pas mes parties intimes affichées sur la toile.

Interview Nidcy Namite: " Ma motivation a été le regard des gens"

Si c'est le cas : Pourquoi as-tu accepté de faire du nu ? Quelle était ta motivation pour te dévoiler face à l'objectif, au photographe mais aussi à la vue du public en général?

Ma motivation a été le regard des gens, mon corps changeant, se musclant grâce au sport et la pole dance, savoir se mettre en valeur avec rien d’autre que son corps. Après je ne le fais pas avec tous les photographes, uniquement des femmes ou ceux en qui j’ai une confiance aveugle et avec qui je travaille beaucoup.

J'imagine à la vue de ma propre expérience, et de l'époque dans laquelle nous vivons que tu devais avoir des books onlines. Par quel média te contactait-on le plus souvent ?

Le plus souvent on me contacte par Facebook, sur mn profil ou ma page. Mais il y a aussi le site focale 31 sur lequel je suis inscrite et mon book.fr.

Travaillais-tu de manière rémunérée ou en « Poses contre photo ? »

Comme dit plus haut, je travaille plus en poses contre photo mais uniquement si le travail de la personne m’intéresse vraiment, peut m’apporter quelque chose de nouveau, sinon je demande un minimum de rémunération vu mon expérience, et surtout si c’est pour refaire plusieurs fois les mêmes photos, ou que les photographes sont débutants.

Interview Nidcy Namite: " Ma motivation a été le regard des gens"

En ce qui concerne tes shootings, te présentais-tu seule, accompagnée, etc ?

Je me présente le plus souvent seule, car je n’ai pas vraiment le choix, surtout quand c’est dans une autre ville. Mais je donne toujours des infos sur où je suis à quelqu’un de confiance.

As-tu déjà reçu des propositions dérangeantes, dégradantes ou avilissantes lors de ces premiers échanges avec les photographes ?

Tellement! et c’est bien là le problème. Beaucoup de demande du genre: « je voudrais prendre en photo nu.- je ne pose pas nu.- pourrais-je donc alors vous voir nue et surtout votre sexe même si je ne le prends pas en photo ». Ou même les pseudos photographes qui juste recherche une fille qui se dénude pour faire des « photos » qui serviront à sa petite personne un peu plus tard ou même plus si affinités ou en payant.

Pourrais-tu me décrire un « shooting-type » pour avoir une idée un peu plus précise de ton activité ?

Un shooting type avec moi serait déjà choisir mes tenues en fonction de la séance et donc remplir une valise de « on sait jamais, au cas où ». Ensuite me maquiller soit avant soit directement sur place pour avoir les idées du photographe au besoin, sa vision des choses. Beaucoup d’échanges entre nous pour que tout soit au mieux. On se prépare, je me change selon l’ordre d’idée, je me mets dans le personnage et ensuite aux premiers déclenchements c’est parti pour la séance.

Interview Nidcy Namite: " Ma motivation a été le regard des gens"

T'es-tu déjà retrouvée dans une situation qui t'a mise mal à l'aise, où tu t'es sentie en danger ou bien as-tu réellement vécue une expérience traumatisante lors de ton parcours ?

Parfois le photographes peuvent devenir un peu tactile ou équivoque, j’essaye d’avoir la tête froide, mettre les barrières tout de suite. Quand je viens travailler ce n’est pas pour autre chose. Se faire complimenter cela arrive mais après au point d’en devenir gênant, ce n’est pas rare mais on gère la situation avec beaucoup de calme en essayant d’être aimable mais ferme pour que le message passe.

Pourquoi as-tu décidé de poursuivre/ d'arrêter la photographie ?

Je continue car j’ai toujours de nouvelles idées, de nouvelles envies, mais aussi voir mon évolution (corps, cheveux et sportive). Et puis c’est toujours flatteur d’avoir de belles images de soit et se trouver bien dessus.

Ta vision du monde de la photographie de modèle a t'elle évolué depuis que tu le fréquentes de l'intérieur ?

Ma vision n’a pas été altérée vu que j’étais déjà dans le milieu mais au niveau des pinceaux, donc je ne m’attendais pas à plus. Et vu ma taille et morphologie je ne peux pas m’attendre à grand chose non plus. Mais après on ne s’attend jamais aux coups bas et aux petites gueguerres mais bon on s’y fait.

Interview Nidcy Namite: " Ma motivation a été le regard des gens"

Cette expérience comme modèle a t'elle eu une incidence sur ta vie quotidienne ?

Ce qui a changé, c’est que les gens ne me regardent plus comme avant, comme une personne lambda. Souvent on m’associe à une personne très sexy alors quand les gens me rencontrent j’ai vite l’impression qu’ils sont « déçus » par mon aspect simple. Ils s’attendent toujours à voir le grand jeu mais comme je leur répète souvent, je ne me ballade pas en lingerie, en mère Noël ou autre tenue tous les jours.

Selon toi, comment sont perçues les modèles photo que cela soit par le public en général, par les photographes et même par les proches et la famille ?

Les modèles sont souvent perçus comme des personnes qui se soucient uniquement de leur apparence, ou que c’est facile et abordable par tout le monde ce genre de choses. Il ne faut pas croire c’est difficile et fatiguant, il faut penser à tout à la fois.

Enfin, quels sont les conseils que tu aimerais donner aux demoiselles qui décident de se lancer dans cette activité ?

Mes conseils seraient la prudence par rapport au net, à ce qu’on publie, à son image. Mais aussi la prudence par rapport aux gens, photographes, les propositions trop alléchantes souvent de belles arnaques. Etre réaliste par rapport ce qu’on fait. Nous ne sommes pas des stars non plus il faut se dire que c’est une chance mais pas non plus se dire que tout est gagné en une séance, ou avec juste un photographe. Quand on va en séance soit ne pas y aller seule quand on ne connait pas la personne soit prévenir quelqu’un de confiance. Eviter de mélanger travail, amitié et amour. Et puis être sélective sur ce que l'on fait. Poster 50 photos dont 10 qui se ressemblent, il faut savoir faire le tri. S’entretenir, faire attention à être impeccable (épilation, maquillage, ongles) pour le jour de la séance c’est toujours du travail en moins pour le photographe ou retoucheur ensuite. Faire attention à la moindre chose en placement, vêtement pour que tout soit parfait à l’image. Je pense que j’en oublie mais avec tout ça il ne faut surtout pas oublier de s’amuser et de prendre du plaisir!

Interview Nidcy Namite: " Ma motivation a été le regard des gens"

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Rédigé par Venus Velvet

Publié dans #Interviews

Publié le 8 Décembre 2014

Voici la suite de mon petit projet d'interviews pour montrer l'autre côté de l'activité de modèle, je suis toujours intéressée pour avoir le maximum de témoignages, si cela vous intéresse, je vous propose de suivre ce lien pour en savoir plus et me contacter.

Bonne lecture

XXX

VenusXIII

Petit projet d'interviews - Les vaticinations de Vénus

http://venuskitchen.over-blog.com/2014/10/petit-projet-d-interview.html

Bonjour Yoru-m R-Lx, pourrais-tu te présenter ?
Bonjour à tous, Yoru-m R-Lx, j'ai 20 ans et suis étudiante en licence d'Arts du Spectacle spécialité danse à Nice.

Quel a été le cheminement qui t'a mené à devenir modèle et quel a été ton parcours dans ce domaine (freelance, agence, amateur, pro,...) ?

Alors je suis modèle amateur depuis bientôt 3 ans. Tout a commencé courant 2010, année pendant laquelle Facebook a réellement explosé (ou du moins dans ma vie), et je portais un grand intérêt à faire de « belles photos » de profil, donc je m'organisais pour avoir un thème, une certaine lumière... Bref, de vrais petits shoots faits maison. Puis un jour ma mère s'est intéressée à ces photos et m'a dit « tu ne voudrais pas être modèle, te faire un book ? ». J'ai donc posté mes photos sur un book en ligne (bookspace sur lequel je ne suis plus car les fréquentations et la qualité laissent à désirer), sans avoir vraiment l'idée que ça marcherait. Et c'est à partir de là que j'ai eu mes premières propositions de collaborations, et depuis, la photo est devenue une véritable passion !

Quelles étaient tes limites lorsque tu as débuté dans ce milieu (lingerie, topless, nu,...) et ont-elles changé au fil du temps ? Si oui, pourquoi ?
Dès le départ il était très clair que je ne fasse pas de lingerie/nu/topless. Pour des raisons qui me paraissent évidentes, je débutais et ne connaissais pas encore ce milieu donc il était hors de question que je me dévoile devant des photographes. De plus mon copain n'aurait pas été d'accord (et d'ailleurs ne le seraient toujours pas aujourd'hui!)

Si c'est le cas : Pourquoi as-tu accepté de faire du nu ? Quelle était ta motivation pour te dévoiler face à l'objectif, au photographe mais aussi à la vue du public en général?
Pour ma part, je n'ai fait qu'une seule fois du nu caché, car c'était pour un projet d'une jeune photographe et modèle amateur qui est aujourd'hui une très bonne amie. Le fait d'être avec une femme et qui plus est de mon âge m'avait mis en confiance. Les photos n'ont de plus pas été diffusées, et cela m'a permis de savoir que le nu, c'est vraiment pas fait pour moi, ça ne m'attire tout simplement pas.

J'imagine à la vue de ma propre expérience, et de l'époque dans laquelle nous vivons que tu devais avoir des books onlines. Par quel média te contactait-on le plus souvent ?
Alors on m'a beaucoup contacté pendant ma première année de modeling via mes books (d'abord sur bookspace et après sur book.fr). Maintenant, cela se fait plus souvent sur facebook, bien que mon book en ligne sur book.fr me permette également une large visibilité ainsi que parfois, de belles propositions de projet. Disons que sur facebook, il suffit d'avoir un photographe du coin pour que ses collègues photographes t'ajoutent aussi... Facebook m'est très utile dans les contacts de proximité, book.fr m'apporte des propositions de beaucoup plus loin !

Interview Yoru-m R-Lx: "Etre célèbre sur Facebook, c'est comme être riche au Monopoly !"

Travaillais-tu de manière rémunérée ou en « -Poses contre photo ? »
Je travaille uniquement en collaboration, c'est-à-dire « pose contre photo ». Le seul cas où je demande rémunération, c'est si le photographe a très peu d'expérience et des photos peu convenables. Pourquoi me diriez-vous ? Car tout simplement, sans vouloir me vanter, j'estime qu'avec 3 ans d'expérience en tant que modèle, je peux exiger un minimum de qualité. Car oui, pour les modèles et futures modèles, soyez exigeant(e)s, car sinon, vous retomberez toujours sur les mêmes personnes qui n'ont pas vraiment de motivation de faire de leur mieux et vous ne progresserez pas avec ces personnes-là. Apres, disons que j'ai mentionné sur mon book « se réserve le droit d'être rémunéré », mais je n'ai bien évidemment jamais eu à le demander. Car le fait de mettre cette petite mention permet déjà de trier entre les pros et non pro, les motivés et non motivés. Je n'ai en réalité été rémunérée qu'une fois par un photographe pour qui il semblait normal de me rémunérer.

En ce qui concerne tes shootings, te présentais-tu seule, accompagnée, etc ?
Je me suis toujours présentée seule, mais après de longues conversations téléphoniques uniquement. Seule tout simplement car peu de personnes sont disponibles les jours où je shoot. Disons que pour les photographes les moins fréquentables, on le comprend de suite à leurs tournures de phrases dans un mail, dans leurs façons d'aborder le sujet.
Mais je conseille vivement d'être accompagné(e) pour les modèles qui le peuvent, car on ne sait jamais sur qui on peut tomber. J'ai peut-être simplement eu de la chance...

As-tu déjà reçu des propositions dérangeantes, dégradantes ou avilissantes lors de ces premiers échanges avec les photographes ?
Dès le début, les propositions déplacées commencent. Trois jours à peine m'étais-je inscrite sur bookspace qu'un photographe me proposait 1500 euros pour un après-midi de shoot.., Je vous laisse deviner le style de photo !
Ou encore même avec un photographe avec qui je devais à la base faire de la lingerie (n'appréciant pas particulièrement la lingerie, c'était un ensemble style shorty et corset) qui clairement voulait me mettre à poil, alors que les conditions avaient été posées. C'est dommage, car au final, j'ai passé une après-midi entière à me demander comment j'allais finir, plutôt que d'apprécier le shoot tel qu'il devait être. Ou un autre photographe qui te fait quelques remarques légèrement déplacées... Disons que j'ai eu de la chance que ce ne soit pas méchant.
Après, en tant que modèle, j'ai beau avoir comme seconde phrase sur mon book « Merci de bien lire mes conditions avant toute proposition, afin de vérifier que je correspond à vos attentes », y'en a toujours qui passent à côté, ils te demandent limite du porno alors que tu mentionnes bien que tu ne fais même pas de lingerie...

Pourrais-tu me décrire un « shooting-type » pour avoir une idée un peu plus précise de ton activité ?
Un shooting-type ? Alors déjà, une discution autour d'un thème. Disons qu'à mes débuts je ne faisais que des séances de portraits, pas très poussées ; mais maintenant que j'ai grandi, je m'attaque à des sujets artistiques beaucoup plus élaborés, et cela demande alors plus de temps de préparation. C'est pourquoi il y a d'abord la phase de discution/réflexion :
1 - déjà trouver l'équipe (photographe, mua, coiffeur etc...)
2 – discuter, se mettre d'accord sur l'idée principale du thème, puis éventuellement se répartir les tâches concernant la recherche du lieu, des accessoires etc...
3 – seulement après, et j'insiste : SEULEMENT APRES, on fixe une date, car des shooting à l'arrache où il manquait des accessoires ou autre chose, j'en ai fait et je n'en veux plus. Maintenant, la date est fixée une fois que tout est trouvé, au moins, ça évite les mauvaises surprises telles que « mince j'ai pas ça ». Cela ne veut pas dire que l'idée ne peut pas évoluer au fil de la séance, au contraire ! Mais qu'au moins l'idée de base soit placée.
4 – et bien, y'a plus qu'à ! Le jour du shooting, c'est bonne humeur exigée. Enfin exigée, disons que je suis du genre à me marrer pour un rien donc les shooting se passent toujours dans une ambiance bon enfant !

T'es-tu déjà retrouvée dans une situation qui t'a mise mal à l'aise, où tu t'es sentie en danger ou bien as-tu réellement vécue une expérience traumatisante lors de ton parcours ?
Pas particulièrement, a part comme je l'ai dis un peu plus haut, où certains photographes font des remarques déplacées, je ne me suis jamais sentie en danger. Juste qu'il est dommage que certains tentent encore et toujours de vous mettre à poil, alors que la seule chose que vous voulez, c'est prendre du bon temps en réalisant à la base un shooting qui vous plait...

Interview Yoru-m R-Lx: "Etre célèbre sur Facebook, c'est comme être riche au Monopoly !"

Pourquoi as-tu décidé de poursuivre/ d'arrêter la photographie ?
Je décide de poursuivre tout simplement car j'ai des idées plein la tête, et je ne supporterais pas qu'elles me soient piqué par les autres, haha !
Après tout simplement parce que, je ne prétend pas être une artiste, mais j'aime ca ! Danse, musique, théâtre, dessin, je suis touche à tout, alors la photo est un complément à tout ca. Et puis, il m'arrive de passer des petits castings pour de la figuration ou autre, donc un book c'est quand même bien pratique dans ces situations.

Ta vision du monde de la photographie de modèle a t'elle évolué depuis que tu le fréquentes de l'intérieur ?
Disons qu'elle a évolué oui tout simplement parce qu'avant je ne m'étais pas posée la question. Je me suis simplement rendue compte que c'est comme tout : il y a ceux qui sont avec toi, te soutiennent. Ceux que tu as rencontré et qui sont devenus de véritables amis, avec qui l'idée de la concurrence n'existe tout simplement pas. Puis il y a ceux qui vont te mettre des bâtons dans les roues, ou pour une question de notoriété vont tout à coup retourner leur veste pour se mettre sur un pied d'estale pour que toi, petite modèle que tu es, tu te retrouves avec une sale réputation. Mais comme je le disais, c'est comme ca partout, et pas seulement dans le monde de la photo.
Ce que je trouve vraiment dommage et que je n'en peux plus de voir, c'est la course aux likes. Un nombre incroyable de photographes et de modèles sont rentrés de ce système, et je trouve ça dommage. Car la photo est un art, et bien qu'il soit bien évidemment génial d'être aimé pour ce que l'on fait, je pense que l'on devrait plutôt se tenir à nos principes, plutôt que de les abandonner pour de la notoriété. Surtout que comme on dit « Etre célèbre sur Facebook, c'est comme être riche au Monopoly ! » Haha

Cette expérience comme modèle a t'elle eu une incidence sur ta vie quotidienne ?
Elle en a eu une dans le sens où mon emploi du temps est encore plus chargé. Elle en a eu une sur mon entourage, je me suis en effet faite de véritables amis parmis ce monde de la photo. Et puis surtout, je pense maintenant tous les jours au prochain shoot à venir !
En dehors de tout ça, la photographie m'a mine de rien aider à prendre un peu plus confiance en moi. Certes je ne fais pas 1m70 pour 45kg, mais j'existe, et j'en ai le droit.

Selon toi, comment sont perçues les modèles photo que cela soit par le public en général, par les photographes et même par les proches et la famille ?
Je trouve que généralement, c'est une activité mal vue. Pour les personnes en général, être modèle photo c'est être une personne superficielle, imbus d'elle même. Par exemple il m'est arrivé beaucoup de fois qu'on me dise « Ca va, tu as plutôt confiance en toi et te trouve belle pour faire ça, non ? » . Eh bien pas spécialement figurez-vous. Je fais de la photo car j'aime la photographie, je ne fais pas ça pour montrer ma tronche. Et ça, beaucoup de gens ont du mal à le comprendre. Après, il y a toujours ceux qui nous soutiennent : les amis proches, la famille (en tout cas pour ma part), car ils nous connaissent et savent ce que nous valons. Pour ceux qui m'entourent, il est clair que je ne fais pas ca pour me montrer, ni pour me vanter.
Tout dépend du point de vue duquel on se place. Vous pouvez demander à quelqu'un qui me déteste, je suis sûr qu'il ne vous dira pas du bien de mon activité de modèle ! Haha

Enfin, quels sont les conseils que tu aimerais donner aux demoiselles qui décident de se lancer dans cette activité ?

Allez-y. Mais doucement. Prenez le temps de discuter avec les gens qui vous propose des projets ; n'hésitez pas à parler à des personnes ayant travailler avec le/la photographe en question. Il faut rester prudent, car c'est quand même notre corps que nous utilisons, c'est quand même notre image qui est en jeu. Alors une seule chose, si vous voulez, allez-y, mais n'oubliez pas d'être prudent. Si c'est le cas, alors enjoy it <3

Interview Yoru-m R-Lx: &quot;Etre célèbre sur Facebook, c'est comme être riche au Monopoly !&quot;

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Rédigé par Venus Velvet

Publié dans #Interviews