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Publié le 18 Juin 2015

Le yoga, ça n'est plus pour moi.

Je n'avais pas fait de yoga depuis quelques temps déjà, le rhume, le manque de temps et d'envie tout simplement.

J'ai repris mon tapis et mon téléphone, baissé les lumières, allumé l'encens et la lampe lave et j'ai tenté de rattraper le temps perdu.

Non pas une, mais deux séances (la seconde avortée), chose que je n'aurais pas dû faire, en plus d'avoir brûlé mes abdominaux, j'ai senti une violente douleur irradier le bras gauche et des tensions apparaître dans les cervicales, sans compter une nouvelle sensation d'oreille bouchée.

Il semblerait que tous disent du bien de cette pratique mêlant sport, méditation et spiritualité, peut être... mais de mon côté? Est-ce vraiment quelque chose qui m'est adapté? Ces douleurs, ces sensations désagréables qui m'envahissent lorsque je pratique, pourquoi devrais-je les surmonter?

Je me sens bien après un cours, souvent, parfois à l'inverse les malaises sont décuplés, les nausées, les vertiges, etc.

Je pense avoir aimé le yoga, un temps, à moins que ce ne fût un leurre envers moi-même pour me forcer à avancer, pour tenter l'inconnu, tenter de progresser, tenter d'aller mieux. Mais, je ne pense pas que le yoga a eu un quelconque effet, sans doute par mon habituel manque d'assiduité (qui s'applique à chaque facette de ma vie), par mon incapacité à accepter de lâcher prise, de me concentrer de manière bienveillante sur les sensations que perçoit mon esprit... Impossible de calmer le flot d'idées qui me traverse en permanence, impossible aussi de ne pas vouloir être la meilleure, la plus souple, la plus résistante, la meilleure élève, incapable de ,e pas avoir ce stupide besoin de compétition, d'avoir tout, tout de suite, d'accepter que je ne puisse pas faire tel ou tel asana pour diverses raisons. Impossible de maîtriser mes angoisses lorsque mon coeur s'emballe sous l'effort, et que je commence à paniquer intérieurement, me remémorant les anciens malaises que j'ai eu lors de la pratique du yoga.

Je ne suis pas quelqu'un de physique, je n'aime pas sentir mon corps, sa douleur, sa vie lorsque mon coeur se met à accélérer, mon oreille à faire des siennes pour une raison que j'ignore.

Je ne veux pas revivre ces malaises, ces sensations infâmes quand mon corps prend le dessus sur mon cerveau et ses réflexions.

Je pensais avoir trouvé une activité salvatrice, au final, je m'aperçois que ça n'est pas le cas, qu'encore une fois, je me suis lancée dans un défi qui ne me convient pas, dans lequel je n'ai plus foi, et où je ne me sens pas capable de donner mon énergie.

La peur d'une énième rechute me bloque, me tétanise, je n'ai plus confiance dans ce corps traître obéissant à ce cerveau qui m'a encore plus trahi, cette masse cérébrale dans laquelle j'avais toute confiance.

Je lutte contre moi-même, je ne sais même plus sur quels points tant ils sont nombreux, je veux juste revenir en arrière et être celle que je fûs. L'évolution ne m'intéresse pas, c'est une marche arrière que je souhaite ardemment.

Quoi qu'il en soit, je crois que le yoga, ça n'est plus pour moi.

I had not done yoga for some time, cold, lack of time and desire simply.
I took my phone and my carpet, lowered the lights, lit incense and lava lamp and I tried to catch up.
Not one but two sessions (the second aborted), something I should not have done, besides having burned my stomach, I felt a sharp pain radiating to the left arm and appear in the cervical tensions , plus a new clogged ear sensation.
It seems that all speak well of this practice combines sport, meditation and spirituality, maybe ... but my side? Is this really something that is suited to me? These pains, these unpleasant sensations that invade me when I practice, why should I ove
rcome?

I feel good after a course, often, sometimes conversely are magnified discomfort, nausea, dizziness, etc.

I think I liked the yoga, a time, unless it was an illusion to myself to force me to move forward, to try the unknown, trying to improve, trying to get better. But I do not think that yoga had any effect, probably by my usual lack of attendance (which applies to every facet of my life), for my inability to accept to let go, to focus on benevolently on the sensations perceived my mind ... Unable to calm the flow of ideas that constantly runs through me as impossible not to want to be the best, most flexible, the most resistant, the best student, unable to e to have this stupid competition need to have everything, right away, to accept that I can not do a particular asana for various reasons. Unable to control my anxiety when my heart is racing under stress, and I start to panic internally, remembering the old malaise that I had when practicing yoga.

I'm not a physical, I do not like to feel my body, his pain, his life when my heart begins to accelerate, my ear acting up for whatever reason.

I do not want to relive these discomforts, these sensations infamous when my body takes over my brain and thoughts.
I thought I had found a saving activity, in the end, I realize that this is not the case, once again, I threw myself into a challenge that does not suit me, in which I no longer faith, and I do not feel able to give my energy.
The fear of yet another relapse blocking me, paralyzing me, I have no confidence in this traitor body obeying the brain that betrayed me even more, the brain mass in which I had confidence.
I fight against myself, I do not even know what issues they are so many, I just want to go back and be that as I was. Evolution does not interest me, it's a reverse I wish fervently.
Anyway, I think yoga, it is not
for me.

Le yoga, ça n'est plus pour moi.

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Rédigé par Venus Velvet

Publié dans #Sports et zenitude, #Spasmophilie et trouble panique

Publié le 29 Mai 2015

Il est si courant que l'on se sente mal qu'il est parfois délicat de s'apercevoir lorsque les choses vont mieux. Pourtant c'est mon cas. Est-ce passager? Est-ce juste une phase? Je ne suis pas capable de répondre pour le futur, juste de faire le constat actuel. Seul l'avenir me le dira.

Durant plus de deux ans, j'ai cru vivre en enfer, l'incompréhension, l'incapacité à mettre des mots sur mes maux m'ont mené à la frontière de la folie comme j'ai pu le décrire dans d'autres articles.

It is so common that we feel bad that it is sometimes difficult to notice when things are better. Yet it is my case. Do passenger? Is this just a phase? I'm not able to answer for the future, just to the current finding. Only the future will tell me.
For over two years, I thought living in hell, incomprehension, inability to put words to my troubles led me to the border of madness as I could describe it in other articles
.

Spasmophilie, quand ça va mieux

Les débuts qui suivent un véritable problème d'ordre physique (dans mon cas une labyrinthite), la sensation que quelqu'un dans le domaine médical devait avoir LA solution à mes troubles. Les malaises (vertiges, déréalisations, principalement) permanents, troublants, obsédant qui deviennent mon quotidien, ma norme, l'angoisse qui croît, qui accentue mon mal être, l'impression de ne jamais en sortir.

The debut following a real physical problems (labyrinthitis in my case), the sensation that someone in the medical field must have the solution to my problems. Discomfort (dizziness, déréalisations, mainly) permanent, disturbing, haunting that become my daily life, my standard, the anxiety grows, which increases my unease, printing never get out.

Spasmophilie, quand ça va mieux

Les médecins qui y vont chacun de leur point de vue, donnant des hypothèses parfois traumatisantes sans preuve, juste en s'avançant, comme pour mon ORL qui me parla d'une possible tumeur au cerveau si les vertiges ne s'estompaient, ni ne disparaissaient avec le temps (ce qui m'a fait tomber dans mes crises d'hypocondrie)), ceux qui conseillent les anti-dépresseurs et les prescrivent (qui eux me feront sombrer durant plusieurs semaines de cauchemar, lié à un choc sérotoninergique qui déclenchera hallucinations, vomissements, douleurs nerveuses, insomnies, cauchemars, crises de tétanie et mille autres joyeusetés) et ceux qui ne prennent pas en considération les effets secondaires que je vis, me faisant frôler les envies suicidaires, en me disant de continuer à tout prix, ceux qui me conseillent de fumer des joints(chose que mon corps n'a jamais supporté, je ne me souviens que trop bien des bad trips de l'adolescence). Ceux qui me dégagent violemment de leur cabinet, mon cas ne les intéressant pas (une psy TCC parisienne), ceux qui traumatisent mon corps d'examen agressifs et douloureux. Et mes phobies qui croissent...

Doctors who go their perspective, giving sometimes traumatic assumptions without evidence, just advancing, as my ENT which spoke of a possible brain tumor if the dizziness does faded nor disappeared over time (which made me fall in my hypochondria crises)), those who advise antidepressants and prescribe (which they will sink me several weeks of nightmare, linked to serotonin shock that will trigger hallucinations, vomiting, nerve pain, insomnia, nightmares, tetany and whatnot thousand) and those that do not take into account the side effects that I live, making me reach almost suicidal feelings, telling me to continue at all costs, those who advise me to smoke joints (something that my body has never supported, I do not remember too many bad trips adolescence). Those who violently emerged me to their office, my case is not relevant to (a psy Paris TCC), who traumatize my examination body aggressive and painful. And my phobias growing ...

Spasmophilie, quand ça va mieux

Des mois, des années à perdre confiance dans le corps médical, mon cerveau qui déraille de plus en plus, incapable d'accepter ou de comprendre le côté psychosomatique des choses, et l'impression que je vivrai, vieillirai puis mourrai dans cet état sans avoir pu récupérer mes facultés et ma vie normale.

Un nombre incalculable de médecins vu: un généraliste, une dentiste, trois psychiatres (trop d'anecdotes sur eux, je ne vais pas m'épancher sur la question), deux ORL, un gastroentérologue, deux ophtalmo, une orthoptiste, un stomato, un orthodontiste, un généraliste hypnothérapeute (qui m'a remis sur la bonne voie, je lui en suis infiniment reconnaissante), un gynécologue, un médecin échographe, des infirmières (pour les divers examens: prises de sang, analyses diverses, ...), un généraliste spécialisé en homéopathie, un ostéo, et je pense que j'en oublie encore...

Des examens dans tous les sens, de nouvelles pistes, qui donnent parfois des résultats, parfois rien...

Parfois, j'avais jusqu'à trois rendez-vous dans la même journée, je devenais folle, j'avais peur, j'avais mal, je ne dormais plus, ne mangeais plus, ne vivais plus.

J'étais devenu une touriste médicale, totalement bouleversée par mon hypocondrie. J'ai crû tout avoir, de la tumeur dont l'ORL m'avait parlé, à la sclérose en plaque, mes réflexions n'étaient tournées que vers mon mal être physique et psychique, et rien ni personne, pas même moi, n'arrivait à me sortir de ces pensées sombres et morbides.

Months, years to lose confidence in the medical profession, my brain that derail increasingly unable to accept or understand the psychosomatic side of things, and feel that I live, grow old and die in this state without have been able to recover my faculties and my normal life.
Countless doctors saw: a general practitioner, a dentist, three psychiatrists (too many stories about them I will not pour out on the issue), two ENT, gastroenterologist, ophthalmologist two, an optometrist, a stomatitis, orthodontist, hypnotherapist general (who gave me on track, I am infinitely grateful to him), gynecologist, ultrasound doctor, nurse (for various examinations: blood tests, various analyzes, ... ), a specialized general practitioner in homeopathy, a bone, and I think that I forget again .
..

Examinations in all directions, new tracks, which sometimes give results, sometimes nothing ...

Sometimes I had up to three appointments in the same day, I was getting crazy, I was afraid, I was wrong, I was not sleeping, not eating, no longer lived.
I had become a medical tourist, totally overwhelmed by my hypochondria. I grew everything, tumor whose ORL had spoken to multiple sclerosis, my thoughts were turned toward that my pain be physical and psychic, and nothing and no one, not even me, n 'managed to get out of the dark and morbid thought
s.

Spasmophilie, quand ça va mieux

Et, après avoir rencontré quelques médecins rassurants, je commençais petit à petit à prendre ma vie en main.

Je m'inscrivis au Club Med Gym (après m'être morfondue sur la somme considérable que je devais dépenser, je m'y suis résignée, me disant que je devais tenter le tout pour le tout), pour me mettre au sport, je suivis plus ou moins régulièrement quelques cours de sophrologie, de Tai Chi Chuan, de Barre au Sol, et surtout de yoga qui est le seul cours où je continue à aller de manière régulière.

And after meeting some reassuring doctors, I began gradually to take control of my life.
I joined the Club Med Gym (after I moped on the considerable sum I had to spend, I got resigned, telling me I had to try it all out), to put me to the sport, I followed more or less regularly during some relaxation therapy, Tai Chi Chuan, the Sol bar, and especially yoga which is the only course where I still go regularl
y.

Spasmophilie, quand ça va mieux

Je commençais quelques séances avec un très bon hypnothérapeute qui me donna surtout des conseils et des méthodes pour me relaxer, et maîtriser au mieux mes angoisses, me conseilla le yoga et le Tai Chi. Je regrette de ne pas avoir poursuivis, peut être reprendrai-je rendez-vous dans un futur plus ou moins proche.

Je pris enfin la décision de prendre à nouveau rendez-vous chez un neuropsychiatre, à contre-coeur après les trois exécrables expériences précédentes de l'année. J'avais (et ai sans doute encore) une peur bleue des médicaments, après les effets secondaires de l'ISRS, peur des drogues légales que l'on m'aurait prescrit et qui pouvaient à nouveau me conduire vers l'enfer.

J'y allais à contre-coeur, généralement deux fois par semaine, refusant tout traitement chimique excepté le Xanax (que je prend encore, dans des dose bien moins importantes, heureusement, je n'ai pas de dépendance, ce qui est un miracle), qui fût mon sauveur durant les pires moments.

I started a few sessions with a very good hypnotherapist who gave me advice above and methods to relax, and to better control my anxiety, advised me yoga and Tai Chi. I regret not having pursued, can I repeat an appointment in a future more or less close.
I finally took the decision to take again appointment with a neuropsychiatrist, against the execrable heart after three previous experiences of the year. I was (and probably still have) terrified of drugs, after the side effects of SSRIs, fear of legal drugs that could have prescribed me and could again take me to hell.
I went against the heart, usually twice a week, refusing any chemical treatment except Xanax (which I still take, in much smaller doses, fortunately I do not have a dependency, which is a miracle ), which was my savior during the worst of ti
mes.

Spasmophilie, quand ça va mieux

J'acceptais de revoir les points négatifs de ma vie, ceux que je ne voulais pas voir, ceux que je refusais de prendre de face et qui me pesaient sur la conscience et sur mon présent, des choses inréglées depuis des années que je laisse traîner de peur des conséquences.

J'avance, lentement mais sûrement, je tente de prendre les choses une par une, de faire ces choses que je repoussais depuis tant de temps de peur des complications, un parfait exemple de procrastination.

Je me suis éloignée de tout le monde, ou presque (amis et famille), car il est parfois nécessaire de comprendre que l'on ne peut se concentrer sur soi et sur les tiers et leurs problèmes parfois envahissants. Mieux vaut déjà se reconstruire avant de s'investir dans la vie et les difficultés d'autrui, principalement lorsque l'on est trop empathique et trop sensible.

J'ai fait un trait sur ceux qui me donnaient la sensation de m'enfoncer plus qu'autre chose, j'ai perdu contact avec les gens dont les modes de vie, de pensée et de fonctionnement étaient trop vénéneux pour moi.

I agreed to review the negatives of my life, the ones I did not want to see those whom I refused to take front and that weighed on my conscience and my present, things inréglées for years I drags for fear of the consequences.
I advance slowly but surely, I try to take things one by one, to do those things that I rejected for so long for fear of complications, a perfect example of procrastination.
I'm far from everyone, or almost (friends and family), because sometimes it is necessary to understand that we can not focus on self and third parties and their sometimes overbearing problems. Better already rebuild before investing in life and other people's difficulties, especially when one is too empathetic and too sensitive.
I have a line on those who gave me the sensation of sinking me more than anything else, I lost touch with the people whose lifestyles, thought and operation were too poisonous
to me.

Spasmophilie, quand ça va mieux

J'ai continué à me remettre en question, hélas tout autant qu'auparavant, c'est ma nature profonde, ma personnalité et j'ai beaucoup de mal à changer malgré les effets dévastateurs que cela peut avoir sur moi et ma santé.

J'ai compris aussi que le temps et la saison jouent de manière phénoménale sur mon état d'esprit, mais j'ai hélas peu de possibilité hormis celle de me transformer en hirondelle et de fuir vers des cieux plus radieux à l'approche des froides saisons. Sans doute me pencherai-je sérieusement vers la luminothérapie dès que mes moyens me le permettrons.

J'ai compris à quel point mes troubles du sommeil pouvaient jouer sur mes maux, et j'ai été heureuse de découvrir la mélatonine et de m'endormir comme un furet après le comprimé du soir. Une méthode beaucoup plus saine que les benzodiazépines et autres barbituriques pour trouver le sommeil, lorsqu'homéopathie et phytothérapie ne fonctionnent pas.

I continued to question myself, alas, just as before, it's my nature, my personality and I find it very hard to change despite the devastating impact it can have on me and my health.
I also understood that the time and the season played phenomenally on my mind, but I unfortunately little possibility except the one to turn me into a swallow and flee to brighter skies in approach cold seasons. No doubt me I will look seriously to light therapy as soon as my means allow it to me.
I realized how much my sleep disorders could play on my stomach, and I was happy to discover melatonin and sleep like a ferret after the tablet in the evening. A much healthier method as benzodiazepines and barbiturates to find other sleep lorsqu'homéopathie and herbal medicine are not work
ing.

Spasmophilie, quand ça va mieux

J'ai appris beaucoup de choses, en psychologie, en médecine durant cette période noire, mais surtout j'ai beaucoup appris de moi.

Si je devais conseiller quelques petites choses je pense que je dirais de trouver un bon thérapeute en qui l'on a confiance, de ne pas tirer sur la corde du sommeil, d'apprendre à se relaxer par la sophrologie, l'hypnose, les sports calmes (Tai Chi, yoga, etc...), de faire le tri dans ses relations et dans ses priorités de vie, garder les pieds sur terre et de ne pas aller au devant d'échecs certains pour ne pas accroître le stress et la perte de confiance en soi.

Si les traitements chimiques et donc médicamenteux vous sont favorables, n'hésitez pas à y avoir recours (en ayant un bon suivi derrière), mais gardez à l'esprit que ceux-ci ne seront qu'une béquille éphémère et qu'un jour, vous devrez trouver et affronter ces démons qui vous dévorent lentement.

Quoi qu'il en soit, tel le printemps, je revis, et j'espère que cet état persistera définitivement.

XXX

Venus

I learned many things, psychology, medicine during this dark period, but mostly I learned a lot from me.
If I were to advise a few things I think I'd find a good therapist that you trust not to pull on the rope sleep, learn to relax by relaxation therapy, hypnosis, quiet sports (Tai Chi, yoga, etc ...), to sort in its relations and in its life priorities, keep feet on the ground and not get ahead of some failures to not increase stress and loss of confidence.
If chemical treatments and thus drug you are right, do not hesitate to use them (having a good follow behind), but keep in mind that these will be only a temporary crutch and one day you have to find and face the demons that eat slowly.
Anyway, as the spring, I saw, and I hope that this state permanently persist.
XXX
Venus

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Publié le 22 Octobre 2014

Je suis lasse, fatiguée de devoir combattre du rien, de devoir combattre contre moi même.

J'en ai plus que marre de devoir m'occuper de moi, de mon corps, de ce corps qui est mon ennemi et qui n'en fait qu'à sa tête, qui obéit à une partie de mon cerveau que je n'arrive pas à contrôler de manière consciente.

Je n'en peux plus de passer de médecins en médicaments, de cours de sophrologie aux cours de yoga, de devoir me passer de caféine, de devoir obéir à des concepts qui ne semblent pas avoir de réels effets sur moi.

I hate myself

Depuis ces deux dernières années, après les vertiges où j'ai cru mourir, après les crises de panique, les effets secondaires des anti-dépresseurs, qui m'auraient conduit à la tombe si j'avais poursuivit leur prise, après toutes ces douleurs réelles, mais malgré tout factices, car sans origine physique, avec ces troubles de la vue, de l'ouïe, ces maux de tête, d'estomac, ces vomissements, pertes puis prises de poids, tous ces changements que j'ai dû combattre pour tenter d'aller mieux.

I hate myself

Je suis passée entre les mains de deux psychanalystes, qui m'apportaient plus de souffrances que d'aide.

Je suis passée entre les mains, d'un homéopathe très compréhensif mais, je n'ai ressenti aucun changement.

Je suis passée dans les mains de médecins de garde armés de leurs piqûres de Valium.

Je suis passée dans les mains de généralistes, avec à la clef des ISRS qui auraient pu me conduire au suicide tant je souffrais de leurs effets secondaires, et du Xanax que je prend comme des bonbons.

Dans les mains de deux ophtalmo, d'une orthoptiste (que j'adore, mais cela n'a rien changé), dans celle d'un ORL qui m'a torturé, dans les mains d'un osthéo depuis quelques mois (et je ne vois aucun changement, voire plutôt l'inverse pour le moment).

Entre les mains d'un hypnothérapeute, que j'aime beaucoup, spécialisé dans la gestion du stress, et c'est pour le moment le seul qui m'apporte un bien être grâce à ses techniques de relaxation.

Entre les mains, d'un gastro entérologue, qui m'a torturé avec ses tuyaux, l'impression que j'allais mourir étouffée sur sa table, des neuroleptiques qu'il m'a prescrit et qui ont accentué mon mal être et mes hallucinations hypnagogiques.

Je voulais tenter l'acupuncteur, mais j'ai abandonné n'arrivant jamais à le joindre.

Un gynéco, ma dentiste adorée, un stomatologue, une orthodontiste, et j'en oublie sans doute...

J'ai dû subir une vidéonystagmographie, le matin où mon grand-père allait décéder, la sensation d'être dans un enfer noir et sans porte de sortie lorsque les vertiges se font paroxystiques.

Une prise de sang, diverses analyses qui ne menèrent à rien.

J'ai perdu foi en la médecine.

Dr Mengele

Dr Mengele

La majorité était de bonne volonté, malgré un psychanalyste qui ne voyait en moi qu'un sac de pièces sonnantes et trébuchantes... sans apporter plus de 13 minutes d'écoute (et encore cela est discutable) pour 47 euros par semaine.

J'aurais sans doute préféré avoir Hannibal Lecter, il m'a toujours semblé bien plus à l'écoute de ses patients (je ne parle pas ici de ceux qui finirent dans sa marmite à mijoter).

J'ai senti lors de mes crises hypocondriaques, que je perdais toutes crédibilités auprès de mon médecin généraliste. J'allais le voir chaque semaine, souffrant de nouveaux maux, physiques et psychiques.

Aujourd'hui, j'ai toujours la crainte d'aller le voir, ayant la sensation qu'il me prend juste pour une folle aux symptômes qui n'existent pas et qui est juste stressée.

Aujourd'hui, ses seules prescriptions sont le Xanax, de plus en plus malgré ma peur de la dépendance, mes insomnies qui ne passent pas, et qui semblent empirer de jour en jour, ma pilule et des médicaments pour l'estomac.

J'ai la sensation d'être le petit mouton noir, celui qui est mis à l'écart.

I hate myself

J'ai tenté de m'inscrire à des cours de sport, le yoga, le Pilates, le Tai Chi Chuan, la sophrologie, la barre au sol,...

J'ai la sensation de tout tester.

Je me suis penchée sur la relaxation, on m'a parlé de la méditation, du lâché prise, de la psychanalyse, ...

J'ai pourtant la sensation que rien ne fonctionne.

I hate myself

Chacun me donne des conseils, avec plus ou moins de bonne volonté, chacun y va de son conseil, avec une expérience propre, certains ne jureront que par les anti-dépresseurs (les accros aux AD plus que les autres), d'autres par les joints (les fans de ganja, sauf que mon corps ne le supporte pas), les plus hippies parleront de techniques de méditation (sauf que si le cerveau ne veut se taire comment méditer?), d'autres parlent de mettre au bûcher les anxiolytiques (sauf que ceux-ci m'aident malgré tout), le sport (sauf que la tachycardie, les vertiges, les voiles noires, ne motivent pas à poursuivre),...

Chacun pense avoir LA solution, celle qui me sauvera.

I hate myself

Je tente, je teste, je suis les conseils, gentiment, obéissante, je modifie mon mode de vie, et au final: je me perd.

Je hais cette pseudo hippie qui semble vouloir naître de mes cendres encore brûlantes.

J'ai la sensation de me trahir, l'oppressante impression de ne plus être moi-même.

J'ai tout commencé, et j'ai tout arrêté, marre de prendre soin de ce corps qui n'obéit pas, marre de parler de ma vie en détail les détails les plus profonds et les plus intimes face à des hordes médicales, marre de devoir expliquer mon mode de pensée, de fonctionnement, marre de ne pas être prise au sérieux, de devoir justifier le simple fait d'être née (ce que je n'ai jamais décidé), lassée de devoir parler d'une petite enfance dont je n'ai aucun souvenir.

Marre de faire des autobiographies de 46 pages pour donner aux médecins, me penchant en détail sur toutes les pires périodes de mon existence.

Je ne veux plus avoir cette sensation de me trahir, de devoir changer, je ne veux pas changer, je veux juste être à nouveau celle que j'étais, même si l'on ne peut pas être et avoir été.

Je ne veux pas avoir été, je veux être moi-même, je ne veux pas me transformer en un être que je ne connais pas, qui se doit de suivre des règles sur chaque face de son existence pour ne pas sombrer à nouveau dans un chaos interne.

Je ne suis pas une putain de hippie, je suis moi, je ne peux vivre sans voir la part noire de l'humanité, celle qui dissimule tout le reste. Je ne veux pas vivre dans un monde où tout est rose, je suis misanthrope et je ne veux pas soigner cela.

I hate myself

Je n'ai pas envie de pardonner à tout ceux qui m'ont offensé, je n'ai pas envie de courber l'échine face à mon passé, de l'accepter et de ne plus m'en occuper.

Les souffrances que j'ai vécu sont miennes, et je ne peux les nier, je ne peux faire un trait sur toutes ces années, espérer une vengeance, même si je sais qu'elle n'existera jamais.

J'ai besoin de haïr.

Je sais qu'on me conseille pour mon bien, et sans doute aussi pour que je me taise, que je sois celle qui redevient celle qui écoute et non celle qui se plaint.

Je sais que les conseils pour beaucoup sont avisés, mais merde! Je suis en train de me perdre!

I hate myself

Pourquoi devrais-je perdre du temps à écouter ce corps qui n'est plus que mon ennemi, celui qui m'apporte souffrances et désolation?

Pourquoi devrais-je perdre du temps à m'occuper de lui alors qu'il ne me laisse pas tranquille. Je pensais que l'esprit était supérieur à la matière, sans doute, sauf que lorsqu'on parle d'esprit, on parle de l'inconscient, et qu'il déconne aussi.

J'en ai marre de prendre soin de moi, je n'ai pas envie de cela, je veux vivre, sans penser à chaque instant que chacun de mes faits et gestes, que chacun de mes sentiments, peut me conduire à nouveau vers un enfer où règne vertiges et déréalisation.

Je ne veux pas me forcer à faire des choses que je n'apprécie pas, dans lesquelles je n'ai pas envie de m'impliquer, je ne veux pas changer toutes les parcelles de ma vie.

Putain, je veux juste me retrouver!

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Publié le 16 Octobre 2014

Bon dieu, que la nuit est longue.

Les heures passent, sans fin, les minutes défilent, sans s'arrêter et le sommeil ne vient pas.

J'entend des bruits qui résonnent dans ma tête, le furet qui remue dans sa cage, le souffle de mon homme à ma gauche, parfois plus loin des sirènes qui retentissent dans le silence de la nuit, et mon coeur, qui bat parfois lentement, parfois lorsque je perd patience, celui-ci se met à frapper plus fort en moi, je le sens qui résonne dans tout mon être et les boules Quiès accentuent cela.

Killing time

Des heures perdues, des heures gâchées, des heures que je ne retrouverais plus, des heures passées dans la noirceur de la nuit, ma jeunesse qui s'enfuie avec les secondes qui s'égrainent inlassablement.

Je perd mon temps, je perd ma vie. Je ne fais rien, je reste là, bêtement allongée dans le noir avec le corps chaud de monsieur à mon côté. Je le maudirais presque de trouver si facilement le sommeil, non, soyons honnête, je le maudis. J'ai presque la sensation que ses respirations tranquilles, profondes et apaisées me narguent. Je lui en veux.

Il est là, béat, dans un sommeil de plomb, tranquillement au royaume des songes, et moi, j'attend, j'attend que le sommeil me prenne dans ses bras, qu'il me réchauffe et me rassure, lui qui au fil des années, des décennies même, est devenu l'un de mes plus proches ennemis.

Cet ennemi que je chéri plus que tout, celui que j'appelle, lasse, à bout de souffle, chaque nuit que le monde fait.

Lui qui semble m'ignorer, passer près de moi, entraînant dans son sillage des villes entières, des pays et des continents, et moi, et moi qui suis seule, les yeux grands ouverts dans le noir.

Killing time

Et cet esprit qui ne s'arrête pas, une suractivité cérébrale perpétuelle, pour tout et surtout pour rien.

Une réflexion qui croît, semble vivre de par sa seule volonté, migre sans raison d'un sujet à un autre, évolue, se développe alors que je ne réclame qu'un silence de mort pour enfin m'assoupir.

Cette mort éphémère qui m'oublie tous les soirs ou presque, me laissant au petit matin dévastée par ces heures immobiles, ces pensées anxiogènes, ces rêves et ces phantasmes qui n'aboutiront jamais sur quelques projets dans la réalité.

Killing time

Je me noie dans le Xanax, sans tomber dans l'excès, rêvant à des drogues plus puissants qui me conduiraient dans le domaine de Morphée, je rêve de gouttes de somnifères, d'injections de Valium, de vapeur d'éther et de bouffées d'opium, même si me connaissant, je sais parfaitement, que je ne tomberais jamais dans de telles extrêmités.

La peur, celle qui dirige ma vie, me permet au moins de ne pas sombrer dans certains danger, un mal pour un bien dirons-nous.

Parfois, je divague, laisse le sommeil me caresser le corps, je sombre, puis me réveille prise de panique, le coeur à cent à l'heure, l'esprit qui s'échauffe de plus belle.

Je me lève alors, à tâton j'avance, me dirige vers le canapé. J'allume une cigarette et vois le temps défiler sur l'horloge. Chaque jour il est plus tard, chaque nuit se fait plus longue et plus étouffante.

Killing time

Les yeux grands ouverts, l'oeil adapté aux ombres mouvantes qui caractérisent la nuit, je fixe le vide, à travers la fenêtre je ne peux même pas regarder la lune, ma fenêtre n'a pas de vue sur le ciel, à Paris existe-t-il un ciel?

Les ombres changent, la nuit se pixelise, j'attend, emplie de tourments, de pensées tortueux et parfois torturées, je tue le temps, ...

Killing time

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Publié le 21 Août 2014

J'ai sans doute un peu de retard cette semaine pour les rapports circonstanciés de mes expériences sportives, mais qu'importe, mieux vaut tard que jamais.

Lundi, je suis donc allée pour la seconde fois à mon cours de Yoga Vinyasa, vous savez le cours de Yoga Assassin dont je vous avais parlé un peu plus tôt.

Malheureusement, j'étais fatiguée, la spasmophilie a tendance à faire un peu (beaucoup) ce qu'elle veut de mon corps et de mon esprit, et ces derniers temps, elle a tendance à beaucoup s'amuser sur ma résistance au sommeil. Tortionnaire!

Le cours c'est donc déroulé de manière normale, enchaînant les poses traditionnelles de guerrier et de chien, et donc de nouvelles courbatures en perspective, principalement pour la nuque, car étant donné ma fraîcheur dans ce cours, je passe mon temps à me contortionner afin d'espionner mon voisin pour comprendre ce qui est demander, donc généralement le cou en prend un coup (sans jeu de mot aucun).

Vertiges, nausées et Yoga Vinyasa

Le cours, à l'inverse du précédent ne durait qu'une heure à la place d'une heure trente, je pensais donc que cela me conviendrait sans doute beaucoup mieux, et que ma résistance serait moins mise à rude épreuve. C'était sans compter sur certains exercices qui, je dois l'avouer ne semblent pas me réussir du tout.

Je ne connais pas le nom de cet asana, mais, après m'y être tentée à de multiples reprises, je peux dire, que je suis réellement une grosse nulle quant aux positions acrobatiques demandées:

Vertiges, nausées et Yoga Vinyasa

Normalement, il suffit de s'accroupir, sur la pointe des pieds, le triceps (à mon que ça ne soit le biceps, merde, je ne sais plus) droit touchant l'extérieur du muscle de la cuisse gauche. Bon, jusque là ça va. Poser les mains au sol, paumes bien à plat, sur le côté, et lever les fesses (je ne suis pas idiote, mais, je ne sais pas pourquoi, mon popotin ne voulait pas se lever de la bonne manière, en tout cas c'est ce que j'en déduis pour la suite). Mettre tout son poids dans les mains, s'avancer sur les bras et rester les jambes en l'air en équilibre.

Et bien, devinez quoi! Je me suis cassée la gueule, non pas juste une fois, peut être 5 ou 6 fois, peut être plus, impossible de comprendre comment fonctionne ce maudit équilibre! Impossible de tenir sur mes bras, et d'ailleurs, je dois dire que j'ai quelques difficultés à comprendre comment nous sommes censés tenir dans cette position.

Bref, un échec retentissant.

Puis vient le moment de l'Asana de la Roue:

Vertiges, nausées et Yoga Vinyasa

Ici, pas de soucis (du moins pour moi, certains semblaient avoir plus de problèmes): il suffit de s'allonger sur le sol, de plier les jambes en les rapprochant des fesses, de mettre ses bras pliés contre les oreilles ou sous les épaules, doigts tournés vers le bas du corps et de pousser.

Je ne sais pas si c'est correctement expliqué, quoi qu'il en soit cela fonctionne (bon, je savais le faire avant le cours, donc je ne suis pas certaine que cela compte).

Sauf, que lorsque l'on a tendance à avoir un problème d'oreille interne, d'avoir mal au coeur en voiture, ou des vertiges type Mesnières, et bien l'on s'aperçoit que l'expérience est loin d'être agréable.

Je suis ressortie du cours avec la tête qui tournait, la migraine, le coeur au bord des lèvres, je me suis précipitée pour rentrer chez moi. Dès lors que je suis sortie de la salle, je me suis aperçue que mes jambes étaient plus que flageolantes, tremblantes, des petits mouvements incontrôlés.

Je suis arrivée chez moi, à peine le temps de me dévêtir, que je ne suis même pas passée par la case douche, je me suis affalée sur le lit, et j'ai dormi durant 2 heures, me réveillant à 21h30.

Le lendemain, j'étais prise d'une fatigue insurmontable, éreintée, nauséeuse.

Je ne suis pas certaine que je reprendrais le Yoga Assassin, du moins pas pour le moment, ou en mettant de côté les positions qui perturbent le sens de l'équilibre en me foutant la tête en bas.

Et vous, êtes-vous déjà sortis d'un cours de Yoga plus mal que bien?

XXX

Venus

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